Zombies Panic

Depuis quelques temps (depuis la découverte de la série Walking Dead pour être franc) je m’intéresse au personnage du zombi, que ce soit en film, en série ou bien même en comics. Zombies Panic est le premier roman du genre que je viens de me procurer. En bonne place sur un rayon de la bibliothèque de quartier, je ne pouvais pas le rater.  À nouveau c’est la couverture qui m’a attiré, mais nous verrons cela plus bas.

couverture Zombies Panic

Identifié comme un roman jeunesse, voire même ados (il est stipulé « à partir de 12 ans » sur la couverture), Zombies Panic relate 3 jours de la vie de Bobby (diminutif de Roberta), jeune ado attachante revenue en écosse après avoir passé son enfance aux US. Elle vit apparemment seule avec sa mère. Malgré tout, son père est très présent dans ses pensées tout au Long du roman.
Avec Smitty, le rebelle de la classe, elle forme un duo que tout oppose.

Lors d’un retour de sortie scolaire, ils se retrouvent seuls dans le bus, sur une aire d’autoroute, alors que les autres sont à la pause déjeuner. C’est alors qu’Alice, une autre élève de la classe, complètement affolée, revient vers le bus en exigeant qu’on lui ouvre et que l’on bloque les portes. L’annonce ne tarde pas : « ils sont tous morts ! »
Mais seulement en apparence. Certains se « réveillent » déjà et avancent inexorablement vers le bus, lentement, de la bave brune au bord des lèvres.

« Si je meurs ici et maintenant, j’aurai honte. Quel échec ! Jetée au sol et dévorée par un chauffeur d’autocar, en Écosse, pendant un voyage scolaire débile ? »

Rapidement rejoints par Pete Moore, le souffre douleur de l’école et par Gareth, employé de la boutique de l’aire d’autoroute, le groupe doit absolument trouvé de l’aide.

« Les snowboards ne sont pas conçus pour assomer les gens. Dans les circonstances présentes, c’est un défaut capital. »

320 pages pour 3 jours, récit à la première personne, quasi en huis clos, suspens, humour : tout est fait pour que ça aille très vite. L’écriture est fluide et Kirsty McKay ne s’encombre pas de descriptions inutiles. Les réactions des personnages semblent assez  justes même si, par moment, je les ai trouvé très murs et très réfléchis pour des ados.

« Comment se sont-ils tous transformés ? Et pourquoi sont-ils aussi nombreux ? Est-ce ainsi partout ? Où serons-nous en sécurité désormais ? »

Kirsty McKay réussit aussi à éviter de tomber dans les écueils à la « scooby doo » et montre une bonne maitrise de son histoire. Le suspens n’est pas forcément là où on l’attend d’ailleurs ! Mais je n’en dis pas plus.

Finalement lorsqu’on fait le point (sans vouloir spoiler) il y a peu de scènes avec des zombies. Mais elles restent très prenantes et angoissantes. Classé comme un roman « fantastique », c’est, pour moi, plus un thriller pour ados. Une lecture plaisante et dépaysante que je recommande.

Parlons peu, parlons couv’ !

Je le disais plus haut, c’est d’abord la couverture qui a attiré mon regard. Comment faire autrement ?! Une couverture unie, rouge, qui met le titre en valeur comme rarement. Elle va a l’essentiel. 3 éléments nous donne accès au « genre littéraire » : la grosse typo style vieux film d’horreur de chez universal, les petites silhouettes de zombies et le mot « ZOMBIES » pleine largeur. Vous comprendrez qu’il est impossible de détourner le regard. Une couverture efficace qui ne laisse pas de place à l’égarement ou à l’imagination. Là aussi, comme dans le roman, on va droit au but.

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