Vent d’est, vent d’ouest de Franck M. Robinson

Encore un petit texte issu de la collection Dyschronique du Passager Clandestin. Un moment de lecture agréable, peut-être moins prenant que celui de Marion Zimmer Bradley, mais qui reste très intéressant par le sujet traité. Sujet qui d’ailleurs rend ce récit très actuel : la pollution engendrée par les combustions.

couverture Vent d'Est Vent d'ouest

Jim Morrison (pas le leader des Doors) est employé d’Air Central, organisme garant de la qualité de l’air dans un monde où l’atmosphère est ultra chargée de particules. À un point tel qu’il est in soutenable de marcher dans la rue, même avec un masque. Et lorsque Jim apprend que quelqu’un utilise un véhicule à moteur à essence alors que c’est prohibé, c’est avec détermination qu’il se lance dans une enquête qui mettra en évidence la folie « automobile » et les lobby industriels.

« D’habitude on ne me confiait que des infractions mineures – incinération d’ordures ou cigarette fumée en cachette – mais le fait de posséder ou de faire marcher une voiture à essence était un crime, un de ceux qui pouvaient parfois vous coûter la vie. »

Je ne sais pas pourquoi, dès les premières pages j’ai eu l’impression de lire un vieux polar un peu vintage. Même le personnage de Jim ressemble à un privé, bossant en solo, trainant dans les coins malfamés et les rues sombres.

C’est une nouvelle très noire et pas seulement dans le style, on imagine assez facilement l’environnement surpollué, les particules lourdes se collant recouvrant les rues, l’humanité crachant ses poumons.

D’une écriture simple (certains diront simpliste), mais ô combien efficace 40 ans après, ce récit est assez révélateur des préoccupation naissantes en 1972. Pour autant, les préoccupations et la problématique de la pollution persistent… Cogitum !

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