Vauriens, De Timothy Zahn

Le pitch du dos tient en deux lignes : « AN 0. Le plus gros casse de tous les temps : vous avez dit  » mission impossible  » ? Pas pour Han Solo et son équipe ! » Et là on se dit qu’on a entre les mains une perle. Le cocktail Zahn + « plus gros casse de tous les temps » + Han Solo étant rapidement assimilé à de longues nuits blanches. Mais…

Couverture de Vauriens

J’avoue avoir été déçu. Attention, l’écriture de Zhan est toujours aussi agréable, ses personnages toujours aussi attachants… ce n’est pas pour rien qu’il est si estimé par la communauté Star Wars. Mais c’est plutôt le synopsis qui ne m’a pas convaincu. Une intrigue qui multiplie les points faibles au fil des pages à mon sens, dont le plus important est le nombre (trop important) de pages.
Je m’attendais, ou peut être que j’espérais, un roman plus spontané, plus direct. Plus simple comme le suggère très bien la 4ème de couverture. Ors, là, on se retrouve au milieu d’un plan à 3, mêlant les impériaux, le Soleil Noir et notre (grande) équipe de casseurs. Trop d’intrigues tu l’intrigue !
J’étais pourtant bien heureux de retrouver Lando et Han dans une situation complètement inédite au sein de l’Univers étendu SW.

L’idée du casse fait forcément penser à LA référence ciné de ses 15 dernières années : Ocean’s Eleven et ses suites (moins réussies). Mais là où Soderberg réalise un film rythmé, Zahn prend peut-être un peu trop son temps et se perd dans les multiples situations et descriptions. Pourquoi ne pas avoir opté pour la simplicité ? Pourquoi avoir décidé d’impliquer les impériaux ? La présence du Soleil Noir (Le grand banditisme « intergalactique ») apporte déjà énormément de richesse au récit !

« Tu es contrebandier, Han, et moi joueur professionnel. Nous n’avons rien d’arnaqueur ou de voleur. »

J’ai donc eu beaucoup de mal démarrer la lecture de ce roman. Il m’a fallut atteindre à peu près la moitié du récit pour enfin me sentir immergé. Jusque là tout était un peu « plan plan ». Mais passé cette première partie on a plaisir à retrouver les personnages tels qu’on les connaît : poissards, téméraires, inventifs… tout ce qu’on aime quoi !

« La plupart du temps il accordait cinq pour cent de chances de réussite à ses plans, et même ainsi il lui fallait tout chambouler quand l’idée originale se révélait irréalisable »

Ce n’est donc pas le meilleur roman de Zhan, loin de là. Malgré tout le lecteur pourra y trouver un intérêt. Pour ma part ça a été le personnage, très intriguant, de Winter, ainsi que la relation tendue entre Lando et Solo.

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