Une main encombrante, de Henning Mankell

C’est reparti pour un tour ! Première lecture de cette année qui s’annonce riche, avec un polar, un texte inédit d’Henning Mankell : Une main encombrante. Il s’agit là de ma première incursion dans le monde de Kurt Wallander (pas le peine de me huer !), le personnage emblématique de Mankell. Je profite en fait d’un texte court pour me faire une idée de l’univers de l’auteur.

Couverture Une main encombrante

Kurt Wallander est sur le point de faire l’investissement de sa vie : une maison. Le symbole d’une vie sereine et d’une retraite presque palpable. Mais la découverte du squelette d’une main va remettre ses plans en question. Wallander va devoir remonter le temps pour à la fois espérer découvrir à qui appartient cette main ensevelie depuis des décennies et, surtout, mettre la main sur l’auteur de ce meurtre passé inaperçu pendant toutes ces années.

Kurt Wallander est proche de la retraite au sens propre comme au figuré car Mankell a annoncé ne plus écrire de romans basé sur son personnage. Il est usé par la vie, recherchant le calme d’une vie banale : « une femme, une maison… et un chien ». Ses années de flic l’ont bouffé, son diabète également. Seule la présence de sa fille, flic comme lui, semble le faire tenir encore.

Un roman très court et pourtant plutôt lent, voire même un peu mollasson. Mais lorsqu’on y pense on se dit que ce rythme convient tout à fait avec un Wallander au ralenti, épuisé par ses nombreuses années de service. Un roman qui prend d’ailleurs place, dans la chronologie du personnage, juste avant la toute dernière aventure du commissaire.

Lorsque je suis arrivé à la fin de ce roman, je me suis rendu compte que j’avais envie d’en savoir plus.  Que la magie avait opéré malgré ce rythme pas assez soutenu à mon goût. Alors oui, je lirai d’autres enquêtes du commissaire. Et peut-être même en repartant de zéro.
Néanmoins, ce qui m’a le plus passionné sont les toutes dernières pages composant la postface de Mankell lui même, expliquant les mécanismes qui l’ont conduit à la « création » de Kurt Wallander, ceux qui ont fait de lui un être humain avant tout. Un processus de longue haleine courant sur plusieurs années et autant de romans. À lire absolument.

Et pour finir je ne ferai pas de commentaire sur cette couverture qui n’est en fait qu’une addition de photos achetées sur des sites d’image… peu de créativité. Dommage.

 

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