Travail soigné, de Pierre Lemaitre

Petite pause dans ma (longue) liste de lecture SF, avec ce roman estampillé Thriller de Pierre Lemaitre. Ce n’est pas le fait que Lemaitre ait eu le Goncourt il y a deux ans, qui m’a donné envie de lire un de ses romans, mais plutôt celui que, depuis quelques temps, plusieurs personnes de mon entourage me parlent d’Alex (autre roman Thriller de Pierre Lemaitre dont l’avis est à venir plus tard). Mais voilà, Alex est le second tome d’une trilogie : La trilogie Verhoeven. Qu’à cela ne tienne, voici le premier tome !

41+HStCp1AL._SX309_BO1,204,203,200_« Dès le premier meurtre, épouvantable et déroutant, Camille Verhoeven comprend que cette affaire ne ressemblera à aucune autre. Et il a raison. D’autres crimes se révèlent, horribles, gratuits… La presse, le juge, le préfet se déchaînent bientôt contre la « méthode Verhoeven ». Policier atypique, le commandant Verhoeven ne craint pas les affaires hors normes mais celle-ci va le placer totalement seul face à un assassin qui semble avoir tout prévu. Jusque dans le moindre détail. Jusqu’à la vie même de Camille qui n’échappera pas au spectacle terrible que le tueur a pris tant de soin à organiser, dans les règles de l’art… »

Comme à chaque fois, lorsque je souhaite rédiger un billet au sujet d’un roman, j’ai pris des notes au fil de ma lecture de Travail soigné. Prises sur le vif, sur mon sentiment immédiat de lecture, sur l’ambiance, les personnages, LE personnage du commandant Verhoeven (atypique il est vrai), mais aussi sur l’écriture de Lemaitre, sa manière de penser les choses, de les organiser, etc. Mais la dernière partie de ce roman m’a fait remettre en question l’intégralité de ces bribes de réflexion. Tout est devenu clair ensuite. C’est assez troublant de se rendre compte à quel point un auteur est capable de vous mettre sur la mauvaise voie, ou plus précisément sur une autre voie.

Avec du recul, je comprends mieux ce sentiment étrange de déjà vu, croisé de nombreuses fois dans les pages de ce roman. Cette écriture, inégale, à la fois simple pour décrire une situation complexe et vice versa. Cette vision très pessimiste de l’Homme et du monde qui l’entoure. Finalement c’est un vrai tour que nous joue l’auteur.

Une réussite malgré quelques passages un peu raides, très (trop ?) imagés, sur le premier crime notamment. Sans hésiter j’attaque la suite : Alex.

 

 

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