The Expanse #2, La Guerre de Caliban, de James S.A. Corey

J’ai pas mal attendu avant de me lancer dans ce second tome de la saga The Expanse. Attendu parce qu’un peu freiné par l’épaisseur du bouquin (un peu plus de 700 pages) et la taille réduite des caractères. Et puis un jour il m’a tendu les bras. Et je ne l’ai pas lâché. Ça valait bien un petit billet dédié, non ?!

« Sur Ganymède, la lune de Jupiter transformée en grenier à blé pour les planètes extérieures, un sergent des Marines de Mars assiste au massacre de sa section d’élite par un supersoldat monstrueux.
Sur Terre, une personnalité politique de haut rang s’évertue à éviter un conflit interplanétaire, en dépit des intérêts divers de groupes de pression tentaculaires et sans scrupule.
Sur Vénus, la protomolécule extraterrestre a investi la planète entière. Elle y prolifère à l’abri des regards, génère des bouleversements mystérieux qui menacent de propager l’indicible dans tout le système solaire.
Et à bord du Rossinante, fatigué d’assurer la sécurité des transports appartenant à l’Alliance des Planètes extérieures dans l’espace, James Holden et son équipage acceptent d’aider un scientifique de Ganymède dans la recherche de sa fillette kidnappée.
Ils l’ignorent, mais l’avenir de l’humanité tout entière pourrait bien dépendre d’une poignée de laissés-pour-compte du genre tenace qui pensent que l’univers leur doit des réponses, et de leur capacité à empêcher une invasion extraterrestre. Si, bien sûr, celle-ci n’a pas déjà commencé… »

La Guerre de Caliban prend place quelques mois après la fin de L’éveil du Leviathan. On retrouve l’équipage du rossinante, qui après la catastrophe d’Eros, a été engagé par l’APE pour faire le « ménage » dans l’espace et prendre en chasse les pirates et autres marginaux.
3 nouveaux personnages font leur apparition : Prax, un botaniste à la recherche de sa fille disparue sur Ganymede, Bobbie, une marine martienne seule rescapée de l’attaque du « monstre » sur Ganymede et Avasarala, numero 3 des nations unies. Cette dernière n’est d’ailleurs pas forcément nouvelle pour tout le monde car elle apparaît déjà dans la saison 1 de la série.
3 personnages qui viennent donner du mordant et renouveler les relations, qui nous évite de tomber dans des mécanismes déjà vus. Parce que côté construction… et bien on est sur la même logique que le premier tome : des chapitres aux noms des personnages, semblable aux habitudes de GRR Martin. Une construction censée nous donner des points de vue différents, mais qui finalement perd sa pertinence au fil des pages. La composition de l’intrigue est semblable au premier tome : une événement extérieur, une disparition, une course contre la montre…

Malgré tout il s’agit là d’un second tome aussi prenant que le premier. Voire plus peut être (en tous cas cela a été le cas pour moi). Les auteurs alternent entre action et méandres politiques et continuent de construire un conflit terre/mars qui semble sans issue. Un conflit bien plus présent que dans le tome précédent.
On continue de s’attacher aux personnages centraux de la saga, qu’il s’agisse du Capitaine Holden, un peu à côté de ses pompes depuis Eros, de Naomi, peut-être la plus raisonnable du groupe, Amos, le bulldog qui ne demande qu’à en découdre, et Alex, qui amène un certain apaisement.

Et puis il y a la présence de la protomolécule qui vient apporter la petite touche d’horreur à l’ensemble. « Horreur » étant un bien grand mot, hein ! Effectivement c’est pas joyeux, c’est vrai, mais de là à nous faire trembler de peur… Bref, ça reste vraiment un bon Space Opéra et je trouve que ça sonne assez juste tout au long du récit.

Un regret sur les couvertures choisies par Acte sud, qui paraissent bien fades par rapport aux versons US. Même si les secondes sont souvent trop colorées, un juste milieu aurait été appréciable. Mais c’est vraiment pour chercher la petite bête 😉

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