Sunflower, Saison 2, épisodes 3 à 7, de Minna House

J’ai profité des vacances de Noël et de l’acquisition de la liseuse pour me replonger dans la série à feuilleton Sunflower. Plutôt frustré suite à la lecture de l’épisode 2, je pensais que je n’irai pas plus loin. Finalement il aura fallut l’arrivée de la Kobo et l’envie de la tester pour me décider à reprendre là où je m’étais arrêté.

Comme je le disais dans un des billets de l’an dernier au sujet de la première saison, Minna House est capable du bon (voire même très bon !) comme du pire. Après lecture de ces 5 épisodes, deux choses me frappent : La qualité médiocre des dialogues alors que, globalement, l’auteure nous montre qu’elle a une certaine maitrise de l’écriture et qu’elle peut être une grande conteuse, et enfin le fait qu’elle ne valorise pas plus son personnage principal. Car, oui pour moi, Asagi est l’un des personnages forts de la première saison. Arrivés en seconde saison on a envie de la connaître plus. Malheureusement on repart dans des péripéties pas forcément très utiles (notamment les passages sur l’Arche cyborg)… Je suis ressorti de ces épisodes très frustré, à nouveau.

Autre soucis selon moi : le découpage temporel. On a beaucoup de mal à se situer dans une chronologie. L’ensemble paraît un peu décousu. C’est vraiment dommage.

Dernier point faible : les trop nombreuses références à notre culture générale, nos expressions, nos adages … Lire un dicton bien franchouillard me fait décrocher, me sort de l’univers Sunflower pourtant très prometteur.

Capture d’écran 2016-01-12 à 10.36.27Transcendance : encore un récit avec des hauts et des bas. Une écriture trop simpliste dans les dialogues, des longueurs et des situations qui n’apportent pas grand chose à l’intrigue. Malgré tout l’auteure fait preuve d’une belle imagination en abordant la transcendance du personnage de Simion. Toute la phase de transformation est vraiment bien décrite, même si elle reste assez brève, et qui prouve tout de même la qualité de House. Malheureusement il faudrait que ce soit le cas sur la longueur.

Capture d’écran 2016-01-12 à 10.34.34Le tigre de Fanyamar : un épisode qui ne m’a pas emballé du tout. Mais je crois que c’est surtout le sujet qui ne m’a pas convaincu. Un peu trop mystique à mon goût. Et puis  cette fois ce sont les références (ou en tous cas de grosses similitudes) à Avatar qui sont nombreuses et qui m’ont perturbé. Pourtant il y a des pistes intéressantes que j’aurai aimé voir approfondies.

Capture d’écran 2016-01-12 à 10.26.44Singularités : je retrouve enfin ce qui m’a plu dans les premières lecture de l’univers Sunflower. On est de nouveau dans de la SF de qualité, avec de nombreuses références scientifiques. On retrouve avec plaisir Eva, l’intelligence artificielle du vaisseau Pandora, à la recherche d’Asagi. On retrouve également Canya, le vaisseau biotech. Un épisode bien mieux écrit que les précédents. À croire que ce n’est pas le même auteur.

Capture d’écran 2016-01-12 à 10.26.30Le pouvoir du sang : enfin le retour d’Asagi ! Même si l’épisode semble un peu décousu dans les premières pages, l’ensemble est vraiment intéressant. À nouveau Minna House se permet quelques références scientifiques, cette fois-ci biologiques, et elle s’en sort remarquablement bien. Assagi est un des rares personnages qui évolue, qui grandit dans le récit. Un personnage à la fois attachant et intriguant.

Capture d’écran 2016-01-12 à 10.26.13La véritable histoire d’Eöl : un petit goût de fantasy plutôt agréable alors que je ne suis pas un grand fan du genre. Un épisode très sympa (enfin !) qui montre que l’auteur est bien meilleure dans le fait de raconter que dans les dialogues. La Légende d’Eöl est un joli conte (sombre !) sur les origines du prince des damnés. Mon seul regret ? La référence au côté obscur. Pourquoi ? Je ne comprends pas pourquoi elle ne s’est pas approprié le concept pour le traduire différemment. Cette notion renvoie forcément à star wars et fait décrocher (encore une fois) le lecteur. Cela fait preuve d’un certain manque de cohérence dans la saga, que le concept d’univers, de galaxie et donc de culture n’est pas poussé.

Un bilan mitigé malgré quelques forces dans ces 5 mini récits. Je pense que je lirai les prochains épisodes. Le fait de lire ceux là à la suite, sans interruption, ma redonné l’envie d’aller plus loin. À suivre donc !

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