Phare 23, de Hugh Howey

Je n’ai pas encore lu la trilogie Silo qui, pourtant, fait l’unanimité. Lorsque j’ai vu que Hugh Howey venait de sortir un roman solo (sans mauvais jeu de mot) je me suis dit que comme d’habitude, cela pouvait me permettre de faire connaissance avec un nouvel auteur. Et il pouvait aussi, par la même occasion, participer aux challenges estivaux avec un petit combo SSW et S4F3 😉

004374778« Pendant des siècles, des hommes et des femmes ont été gardiens de phares et ont assuré la sécurité des bâteaux. C’est un boulot solitaire et ingrat. Jusqu’à ce que quelque chose se passe. Qu’un bateau soit en détresse. Au 23e siècle, on pratique toujours ce métier, mais dans l’espace. Un réseau de phares guide dans la Voie Lactée des vaisseaux qui voyagent à plusieurs fois la vitesse de la lumière. Ces phares sont d’une solidité à toute épreuve. Ils sont construits pour être extrêmement robustes. Ils ne connaissent jamais d’avaries. En théorie… »

Je dois dire que le résumé de 4e m’a passionné. Je me suis littéralement jeté sur Phare 23 à peine payé. Le parallèle entre l’univers maritime et la profondeur de l’Espace, les gardiens de phares, les vaisseaux interstellaires… tout ceci représentait une bien belle recette !

Lorsque j’ai commencé Phare 23, je me suis dit qu’il avait tout pour être le coupe de cœur que j’attendais cette année. Dans les premières parties, Howey propose une ambiance particulière. On est aux côtés du « gardien », dans sa « boite de conserve », seul dans l’immensité et le silence de l’Espace. Et chaque bruit a son importance… Ça me plait.
Le récit comporte également pas mal de doses d’humour, souvent avec beaucoup de cynisme il faut bien l’avouer, et de passages d’introspection. J’ai tout de suite accroché avec le gardien, anti héros dont on ne connaît même pas le nom. Une sorte de raté dont on ne sait pas grand chose au début du roman, qui passe son temps à fuir et qui possède une fragilité intéressante. Au fur et à mesure on découvre un soldat, brisé par un événement, devenu héros malgré lui.
Puis finalement, passé le premier tiers, le roman tombe dans quelque chose de convenu ou d’un peu gros (un excès de space opéra et de clichés à mes yeux), et perd tout l’intérêt que je lui trouvais au départ. Un roman en huis clôt, pourtant, qui pouvait vite devenir anxiogène et traiter de la solitude dans l’immensité. Quelque chose de quasi schizophrénique et paranoïaque. Malheureusement ce n’est pas le cas.

On jongle, avec le personnage, d’une « aventure » à une autre (trop) rapidement, ce qui a eu pour effet de me donner l’impression de lire un recueil de nouvelles (peut-être est-ce le cas d’ailleurs je ne me suis pas renseigné) ou un roman feuilleton écrit à plusieurs mains.

Au final, Phare 23 est un roman inégal. Parfois paranoïaque et halluciné à l’image de son personnage principal, parfois long et convenu, parfois trop décalé à mon goût.

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2 réflexions sur “ Phare 23, de Hugh Howey ”

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