Pandemia, de Franck Thilliez

Oui, je peux comprendre, ça fait beaucoup de Thilliez sur un seul blog. Mais que voulez-vous ? Quand on aime on ne compte pas ! (Et ce n’est pas fini puisqu’il m’en reste encore 2 ou 3 à lire).

9782265099036ORI« L’homme, tel que nous le connaissons, est le pire virus de la planète. Il se reproduit, détruit, étouffe ses propres réserves, sans aucun respect, sans stratégie de survie. Sans Nous, cette planète court à la catastrophe. Il faut des hommes purs, sélectionnés parmi les meilleurs, et il faut éliminer le reste. Les microbes sont la solution.  » Après Angor, une nouvelle aventure pour Franck Sharko et Lucie Henebelle. Et l’enjeu est de taille : la préservation de l’espèce humaine. Voilà pour la 4e de couverture.

9e roman dans lequel Franck Thilliez rassemble ses deux personnages emblématiques, Pandemia « pousse le bouchon » encore plus loin. Je m’explique. Jusqu’à présent, les thrillers de Thilliez gardaient une certaine distance avec le lecteur, touchant à des thématiques médicales, certes, mais qui étaient de l’ordre de l’exception, de la rareté. Là, Thilliez nous met face à un virus, et pas n’importe lequel puisqu’il s’agit de la grippe. Virus hyper contagieux qui cause chaque année une épidémie importante et cloue au lit des milliers des personnes. Un virus qui peut vous touchez vous aussi, lecteur assidu. Oui Pandemia est anxiogène. Construite autour de faits et mécanismes de contamination plus réels les uns que les autres, l’intrigue générale vous rend quasi paranoïaque. Surtout en plein hiver. Vous ne regarderez plus de la même manière les personnes qui toussent ou qui éternuent autour de vous.

Bien évidemment, cela ne fait pas tout le roman. Ajoutez un Bad guy digne de ce nom, une virée dans le dark net (que je découvre !) et des mœurs ( et des meutres !) plus tordus les uns que les autres et vous obtenez un récit haletant, très tonique, sur près de 700 pages. Mais je n’en dit pas plus…

Je ne reviendrai pas non plus sur Hennebelle et Sharko au risque me répéter, mais ce que je peux dire c’est que j’ai apprécié la place que Thilliez offre à ses personnages secondaires. À un point tel qu’on se demande par moment s’il ne souhaite pas inverser la tendance et les mettre sur le devant de la scène. Je pense au personnage de Camille, vu précédemment dans Angor, ou encore à Belanger.

Alors je ne peux que vous conseiller d’enchainer Angor et Pandemia. L’auteur le dit lui même, il a pensé ces deux récits comme un seul et gros roman (qui a dit pavé ?). Même si les thématiques sont éloignées, l’intrigue principale, celle qui fait se mouvoir nos chers flics, trouve une issue dans le second tome. Mais dites vous bien que la première page est contagieuse, vous ne les lâcherez pas de si tôt.

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