Palimpseste, de Charles Stross

Décidément, on peut dire que je profite  des Challenges estivaux de cette année pour découvrir des auteurs ! Cette fois-ci il s’agit de Charles Stross avec sa novella Palimpseste. Un court roman qui me faisait de l’œil chez un de mes libraires et qui me permet de faire connaissance avec l’auteur d’Accelerando. Roman présent sur les étagères mais que je n’ai encore pas lu… 🙁

Couverture Palimpseste« Drame écologique, guerre nucléaire, catastrophe naturelle… À plus ou moins long terme, toute civilisation est vouée à disparaître. Cela s’est d’ailleurs produit des millions de fois depuis la formation de notre planète. Pour préserver l’humanité de ces inévitables apocalypses, des agents venus d’un lointain futur voyagent tout au long de l’histoire de la Terre : à chaque fin du monde, ils sauvent ce qui peut l’être, et permettent ainsi à notre espèce de renaître de ses cendres. Mais toute intervention sur l’histoire a des conséquences, parfois tragiques… Pierce est l’un de ces agents, un patrouilleur du temps promis à une brillante carrière. Pourtant, sa vie bascule le jour où sa famille et l’époque qui l’abritait sont « effacées » par une nouvelle version de l’histoire, tel un palimpseste. Son seul espoir réside à la fin des temps, où sont archivés tous les pans disparus de l’histoire. Dans l’infini des possibles, retrouvera-t-il celle qu’il aime ? »

Commençons par voir ce que nous dit Messire Wikipédia au sujet du Palimpsete ? Eh bien qu’il s’agit « d’un manuscrit constitué d’un parchemin déjà utilisé, dont on a fait disparaître les inscriptions pour pouvoir y écrire de nouveau ». L’idée de « réécrire » sur un « existant » m’a plu tout de suite.

Ensuite parlons de la Stase. Une sorte d’agence omnipotente, quasi divine, ayant accès à des portes temporelles afin de s’assurer qu’après chaque extinction, un nouveau départ sera possible. Comme si, de toutes manières, les extinctions étaient inévitables, qu’elles font partie d’un cycle normal et permettent un rebond, un renouveau qui n’aurait pas été possible (ou beaucoup plus long) si elles n’avaient pas eu lieu. Le postulat de la fatalité de cette situation m’a passionné et il aura suffit des 3 premières pages pour me convaincre. Depuis je n’ai pas lâché cette novella pourtant complexe. La réflexion, les méandres des mécanismes temporelles, le principe de palimpsestes ou de double (voire plus) histoire ou de non histoire m’ont un peu perdu à certains moments. Mais rien de bien méchant. Généralement, si je perds pied à la lecture d’un roman, je le mets de côté pour y revenir plus tard. Et si ça ne passe toujours pas, je laisse tomber. Mais là bizarrement, même dans le flou, ça ne m’a pas traversé l’esprit.

Stross joue avec le temps (certains diront « moins bien qu’Anderson et ses Patrouilles du temps » que je n’ai pas lu) touche du doigt une certaine mythologie et le fantasme du voyage dans le temps. Il dépeint un univers qui m’a semblé complètement démesuré à l’image de ces « bibliothèques » dont certains ne sont jamais ressortis. Le lecteur se retrouve tout aussi novice que Pierce, le personnage principal et baladé dans une manipulation du temps et de l’Histoire jusqu’à quasiment perdre pied.

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Cinquième lecture du S4F3 saison 2

 

 

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2 réflexions sur “ Palimpseste, de Charles Stross ”

  1. « Palimpseste » est juste énorme. Je l’interprète à la fois comme un hommage et une réinterprétation à l’immense « La Fin de l’Eternité » d’Isaac Asimov. Dans « Palimpseste », Charles Stross se montre à son meilleur, au-dessus même des meilleurs morceaux du « Cycle de la Laverie ».

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