Nouvelles en série #1

Quelques petites lectures lues au fil de mes pérégrinations hebdomadaires. Des lectures agréables dans l’ensemble.

Les nuits de San Fransisco, de Caryl Férey

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Sam un indien Lakota paumé, drogué et alcoolique, fuit sa vie et quitte Wounded Knee pour Vegas puis San Fransisco. Là il rencontrera Jane, toute aussi en marge que lui, brisée, au sens propre comme au figuré. Pour l’un se sera le coup de foudre. Pour l’autre, l’occasion de partager son désespoir et ses désillusions.

Un roman court, très noir. Férey violente ses personnages, les brinquebale jusqu’à leur rencontre. Un récit en deux points de vue, tout d’abord celui de Sam, puis celui de Jane.

C’est le premier roman que je lis de Caryl Férey. Et je pense que je lirais très certainement d’autres textes. Il y a une certaine force dans Les nuits de San Francisco que j’espère retrouver dans un récit plus long. À suivre donc.

Plein Gaz, de Joe Hill & Stephen King

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Une bande de motards venant de faire un sale coup, se retrouve pourchassé par un 18 roues, un road truck gigantesque et puissant qui a bien décidé de décimer le petit groupe.

Plein gaz est un tout petit bouquin, une nouvelle en fait, issue d’un recueil Hommage à Richard Matheson. Voilà le premier argument qui m’a fait acheter ce texte : « Hommage à Richard Matheson ». Ça donne envie, non ? Puis l’auteur : « Stephen King et Joe Hill ». Père et fils. Ah, sympa ! Ok, on continue… « hommage au texte Duel… » Oulah, ils ont donc décidé de s’attaquer à un gros morceau.

À la lecture, pas de doute, l’hommage est là. Le principe, le découpage du récit du texte original est quasiment respecté à la lettre pour les passages de poursuites. Mais là où Matheson propose un texte mené tambour battant, haletant dès les premières pages, King et Hill préfèrent prendre leur temps avec le contexte. J’ai vraiment eu l’impression qu’on perdait toute l’efficacité du récit original qui ne s’encombre pas d’un historique. Et puis on comprend, à la toute fin, l’importance de cet événement passé. Un texte plaisant avec du recul.

Les Pourris, de Xavier Otzi

couverture Les pourrisUne nouvelle numérique distribuée gratuitement par les éditions du Bélial il y a quelques temps. Avec Les Pourris, Xavier Otzi nous présente un nouveau type de Zombie. Cette fois, ils sont conscients de leur « condition », ils parlent, vivent en groupe et sont quasi socialisés. Seul bémol : une mémoire à court terme. Mais les Pourris ne sont pas des Morfals, ils ne s’entre-dévorent pas, normalement… alors pourquoi deux d’entre eux viennent de s’écharper avec un plaisir des plus érotiques ?

En quelques pages (numériques) on remonte le temps pour essayer de comprendre pourquoi « Blanche » et « Un-œil » en sont arrivés là. Malheureusement, Otzi ne fait qu’effleurer la solution qui paraît pourtant très intéressante. Dommage.
Une nouvelle assez sympathique, cependant, avec quelques situations cocasses, notamment lors de la perte de membres (oreille, orteil,…) et le flegme constant des Pourris face à cette fragmentation.

 

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