Moisson rouge, de Joe Schreiber

Après avoir lu Death Troopers (qui avait presque réussi à me convaincre) j’avais hâte de lire à nouveau Schreiber. Loin de l’environnement carcéral qu’il semble maitrisait, ce nouveau roman, rattaché cette fois-ci à l’ancienne république, avait tout pour plaire.

59023-9782266268080ori« Aux heures les plus noires de l’Ancienne République, alors que les Chevaliers Jedi combattent les Seigneurs Sith et leurs armées impitoyables, Darth Scabrous poursuit son rêve fanatique sur le point de devenir une réalité cauchemardesque. Parmi les Jedi du Corps Agricole, Hestizo Trace possède un extraordinaire talent : un don avec les plantes qui lui a permis d’élever sa chère et précieuse orchidée noire. Une fleur rare dont doit s’emparer à tout prix l’émissaire de Darth Scabrous. Car elle est l’ingrédient final d’une préparation funeste, censée offrir l’immortalité. Mais au cœur de la formule se trouve aussi un virus monstrueux, capable de réveiller les morts… « 

Aaaah l’ancienne république ! Que de bons souvenirs de lecture de cette période ! La règle des deux n’est pas encore appliquée puisque Dark Bane n’est pas. Les Sith règnent en nombre, plus bad boys que jamais. Avec la promesse d’un récit encore plus sombre et « horrifique » (vous comprendrez plus tard l’importance de ces guillemets), le résultat ne pouvait être que bluffant.

J’ai pris plaisir à retrouver l’univers de l’ancienne république durant la première partie de Moisson rouge. La forte présence des Siths et du côté obscur, les jeunes apprentis des deux côtés de la Force, le passage d’une planète à une autre, les chasseurs de prime… Nul doute, nous sommes bien dans un roman Star Wars et l’auteur confirme sa maitrise de l’Univers étendu.
Une surprise ensuite, que de (re) découvrir le Corps agricole des jedis. « Section » qui rassemble des hommes et femmes sensibles et en connections avec les plantes et fleurs mais détenant peu de facultés au combat. Pour info, Obi Wan Kenobi y a passé quelques une de ses jeunes années, mais passons.
Bien évidemment, qui dit Star Wars, dit manichéisme. Ici LE grand méchant de l’histoire est un seigneur Sith très énigmatique, froid, un genre de docteur Frankenstein de l’univers, effectuant des expériences sur certains individus. Et c’est à ce moment que l’on commence à se dire que le roman va prendre son envol. La première scène dans le laboratoire, l’idée sur virus (déjà un peu présente dans Death Troopers) m’ont vraiment tenu en haleine… mais pas bien longtemps malheureusement.

Le traitement soit disant horrifique de la suite du roman peut en effet prêter à sourire. C’est un roman très sombre effectivement mais la notion d’horreur reste tout de même bien loin du genre pour peu que vous ayez lu de vrais romans horrifiques. Par exemple, le fait qu’un contaminé décapité puisse ramasser sa propre tête et la jeter sur sa proie pour la mordre a été, pour moi, le coup de grâce. J’ai ensuite eu beaucoup de mal à rester concentré et « immergé » dans l’action.

Mais, je peux aussi comprendre qu’il y a des limites à ne pas dépasser lorsque l’on écrit pour un univers, à l’origine tout public, et désormais racheté par « Mickey ». Mais cela reste dommage.

Alors, au final, qu’est-ce que ça donne ? A n’en pas douter Schreiber a une écriture efficace qui ne s’encombre pas de descriptions (qui pourtant nous seraient utiles de temps en temps dans un soucis d’immersion) et qui se concentre, dans la majorité des cas, sur l’action. Résultat : un roman très court qui se lit en moins de deux dont on ressort un peu frustré malgré de nombreux points forts.
Un roman qui ne mérite pas, selon moi, le qualificatif « horrifique » même si cela fonctionnait à peu près avec Death Troopers.
Et puis, encore une fois malheureusement, une version française qui contient pas mal de coquilles… Pocket si tu m’entends.

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