L’île au trésor, de Stevenson

J’avais envie depuis plusieurs mois de me lancer dans la lecture de l’île au trésor, roman d’aventure désormais « classique » et publié au rayon jeunesse (on se demande pourquoi d’ailleurs). Et c’est en voyant que Pierre Pelot lui rendait hommage dans une nouvelle adaptation que le déclic a eu lieu : « Je me lirais bien les deux,
tiens ! »

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Bien évidemment j’ai  commencé par l’original, écrit par Robert Louis Stevenson, parue entre 1881 et 1882 sous la forme feuilletonesque.

Le récit se passe en 1750. Le jeune Jim Hawkins en est le narrateur.  Un petit gars qui aide sa mère à l’auberge et qui va voir sa vie chamboulée après avoir rencontré Billy Bones, ou plus exactement après avoir vu mourir Billy Bones. Ce dernier laissant derrière lui une carte menant vers la fameuse île au trésor. Dès lors, Jim va embarquer dans une aventure mêlant complots, trahison, piraterie, mutinerie et j’en passe.

L’île au trésor de Stevenson est un bon roman d’aventure, avec une écriture certes classique mais pas du tout vieillissante. Un récit fort dépaysant à plus d’un titre et on comprend aisément pourquoi il est devenu culte. J’ajouterai que ce récit n’a rien d’un récit jeunesse, mais plutôt tout public. Il plaira sans aucun doute aux plus jeunes, mais les lecteurs plus expérimentés (comment ne pas dire vieux) y trouveront leur compte. Un bon moment de lecture qui m’a convaincu de passer directement à la version de Pelot.

Ici, nous sommes 300 ans plus tard, en 2030. Les eaux ont submergé les terres et seuls quelques îlots pointent. Jim travaille toujours avec sa mère à l’auberge, le docteur est ici le conjoint de sa mère et un certain Billy Bones débarque. Forcément, on étudie, on scrute, on cherche les similitudes ou les contraires, les clins d’œil. Et on en trouve, mais peu… comme par exemple, quelque noms qui changent d’orthographe.
Jim paraît bien plus bavard que dans le roman de Stevenson, peut être trop d’ailleurs. A un point tel que les digressions sont nombreuses dans les premières pages. Ce qui permet à Pelot de poser le contexte de la montée des eaux et du rétrécissement des terres. Mais malgré tout, Jim m’a horripilé. Autant être franc. Ce qui, du coup, donne moins de rythme à l’ensemble. Et puis je pensais également que Pelot développerait bien plus son univers post Apo. Là aussi j’ai été déçu.

Au final j’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans ce roman. Peut être à cause de la distance trop réduite entre l’original et la version de Pelot. Mais résultat, c’est le premier récit de l’année que je n’ai pas terminé… dommage. J’y reviendrai peut-être une autre fois.

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