Liavek, de Megan Lindholm, Steven Brust et Gregory Frost

Liavek c’est tout d’abord un univers partagé, créé dans la deuxième moitié des années 80 par Emma Bull et Will Shetterly. Comprenez par là, un univers dont se sont emparés bon nombre d’auteurs pour le faire évoluer et y faire vivre des personnages récurrents ou non. Liavek c’est aussi un recueil de nouvelles, inédit, n’ayant pas d’équivalent aux US, édité par ActuSF, regroupant les textes de Megan Lindholm (Alias Robin Hobb), Steven Brust et Gregory Frost. Mais Liavek c’est surtout une ville, en bord de mer, dont le  port permet un commerce florissant et où les habitants possèdent, dès leur naissance, un don tout particulier appelé leur « jour de chance » qui leur confère une part de magie. Libre à eux ensuite de l’utiliser ou non.

Couverture du recueil Liavek

Comme je vous le disais dans le « à propos » de ce blog, je ne suis pas un habitué, un grand lecteur de fantasy. Tout d’abord parce que, gamin, le nombre de pages d’un roman fantasy me terrifiait, et puis parce que je n’ai lu que peu de choses finalement. Je citerais, pour les romans les plus plaisants jusqu’à aujourd’hui, les deux premiers tomes des Révélations de Riyria de Michael J. Sullivan (les 4 autres romans n’étant pas encore édités en France) et le premier tome du Cycle Drenaï de David Gemmell, Waylander. Je n’ai d’ailleurs jamais rien lu de Robin Hobb… Oui je sais, je vous entends d’ici me dire « Non mais allo quoi ?! »

Passons ! C’est en lisant le numéro 18 de la revue Fiction que j’ai eu le plaisir de découvrir un avant goût de Liavek. Une nouvelle complète intitulée Hasard de naissance, issue du recueil, placée au centre du Mook comme une mise en bouche. J’ai tout de suite été intrigué par le personnage de Kaloo, jeune orpheline à la recherche de son jour de « chance », sa date d’anniversaire, élevée par une patronne d’auberge, devenue apprentie d’un sorcier dont l’honnêteté  est toute relative.

Sans oublier le Comte Dashif, implacable et expéditif, Daril, la mère adoptive surprotectrice de Kaloo, L’Ferrti le fameux sorcier dont je parle plus haut et bien d’autres.
Malgré cette multitude de personnage, les auteurs leur conserve une grande cohérence entre les récits et on s’y attache facilement. Même au peu scrupuleux. J’ai d’ailleurs noté que la majorité d’entre eux sont des femmes. Qu’elle soit orpheline, aubergiste, chasseuse, tueuse ou aillant des position plus élevées, la femme a une grande place dans ce recueil.

Au fil des pages on pourrait s’attendre à un récit des plus simples, voire même déjà vu, mais il n’en est rien.  Les auteurs mêlent plusieurs intrigues : espionnage, magie et sorcellerie, origines cachées, chasse à l’homme,…

Cette lecture fut un vrai plaisir, ce qui donne un roman fort sympathique donc.

Tout ça m’a donné envie de me jeter dans l’univers de Robin Hobb et le premier tome de l’assassin royal vient de rejoindre ma Pal.

Parlons peu, parlons couv’ !

Il faut le dire, ce livre est un bien bel objet. C’est le premier roman de chez ActuSF que j’ai entre les main et je dois dire qu’il est vraiment de grande qualité. Et la couverture y fait pour beaucoup. Tout d’abord l’illustration de Yana Moskaluk : superbe représentation de la féminité dans ce roman, dans une tenue d’un rouge des plus voyant (ce n’est pas sans rappeler celle de Dashif) et dorée, dont la chevelure enveloppante est quasi envoutante.
À noter aussi le travail typographique mené sur le titre et à l’intérieur, sur les pages d’ouverture.

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