Les pierres du rêve, de Laurent Whale

Encore un nouvel auteur dans ma besace. Un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler sur les divers blogs que je consulte régulièrement. C’est lors d’une « petite » commande sur le site de Multivers éditions, que je me suis procuré ce court roman de Laurent Whale en numérique, bien accroché par le pitch de Couverture. (Est-ce que l’on peut encore appeler ça comme ça avec un eBook ?)

Pierre-du-reve« Les apparences sont souvent trompeuses, c’est une des premières règles que j’ai apprises. Alors, lorsqu’une blonde éplorée, carrossée comme un intercepteur buréen, vient vous demander assistance, vous subodorez une sacrée galère ! Dans ce monde où la nostalgie se meurt, la réalité n’est-elle que faux-semblants ?
Une vérité peut en cacher une autre. Les mondes parallèles se croisent et ne se ressemblent pas forcément. Nelson y plonge. Enquête. S’y noie. Y revit. Dans ce carrousel de mort, les noms tourbillonnent ; mais que sont les noms, sinon des étiquettes posées sur du vent ?
Depuis les colonies spatiales jusqu’aux cavernes de Bura-Pela, en passant par les bas-fonds de New Angeles, sa balade tragique tourne au vinaigre. Une course folle pour la vérité. Une course pour la vie. Et pourquoi vivre, si l’on ne rêve pas ?
Entre humour grinçant et règlements de comptes, Nelson promène sa nonchalance d’un autre âge à la face de ses contemporains excédés. Il y a de l’acide dans son scotch. Et ça, ça le met vraiment de mauvais poil, Nelson. »

Les pierres du rêve est un polar à l’ancienne, un pulp, transposé dans un futur où la galaxie a été colonisée. Un roman bourré d’humour  dans lequel Laurent Whale joue avec les mots et les références ciné. Nelson Burett, le personnage principal, Détective privé, boit du Dan Jackiels, est fan d’Humgart Bophrey (vous l’avez ?), porte un Blak Hédecker dans son holster et ne sort jamais sans son Feukinzecity. On en perdrait presque le fil de la lecture, pris dans cette recherche constante de jeux de mots. J’ai d’ailleurs beaucoup  repensé à l’humour de Michel Pagel dans le Cimetière des astronefs.
Le récit est rempli de clins d’œil aux classiques du cinéma issus de la SF comme du polar des années 50-60. Les belles bagnoles sont remplacées par de petits aéronefs puissants ou luxueux, les villes où fuir par des planètes, etc.

Mais Whale profite aussi de ce « monde miroir » pour glisser des réflexions purement SF et aborde par exemple une catastrophe écologique extra planétaire due aux terriens, de nouveaux conglomérats géopolitiques comme l’Afrikeurope dans lequel les « nantis » sont les peuples d’Afrique et non les européens. Une sorte de revanche ? 😉 C’est plutôt bien vu et j’aurai bien aimé que ce soit un peu plus creusé.

Revenons à la base : un polar donc ! Un privé, une vamp en détresse, une pin up de cinéma, un mari disparu,… tout y est. Ça sent la clope et le whisky, les cadavres s’accumulent rapidement et l’enquête de Burett prend une tournure différente de ce à quoi il s’était attendu.
Mais un polar « galactique » où les androïds (les synthétiques !) sont omniprésents. Après quelques péripéties sur terre entre Frisco et Rio, notre privé part pour Mars, mais ce n’est pas franchement mieux. Il se retrouve prisonnier, cobaye d’une expérience sur la fameuse Pierre du rêve, la Tebur Tonlor.

Un roman sans prétention, non sans action et dont certains dialogues pourrait être dignes d’Audiard, que l’auteur a surement écrit avec beaucoup de plaisir. Un roman léger (certains diront « roman de gare ») qui se lit d’une traite et idéal pour les vacances. Une vraie bouffée d’air frais !

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5 réflexions sur “ Les pierres du rêve, de Laurent Whale ”

  1. Bonjour! Merci de corriger dans la seconde ligne de votre chronique « un auteur dont j’ai beaucoup entendu parler ». L’infinitif vous a échappé!! Cordialement

    1. Hello, effectivement, mais il faudrait aussi corriger le titre 😉 il s’agit en fait de « Les pierres DU rêve » et non pas « …de rêve ». Mais ce n’est rien. Merci pour cette belle chronique, Planète Noire. En effet, je l’ai conçu en mêlant la tradition de la SF déjantée et des films noirs des années Bogart, avec un soupçon d’Audiard, je le confesse volontiers 😉
      Laurent.

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