Les enfants du Jedi de Barbara Hambly

Malgré les nombreux avertissements de différents lecteurs et forums, je me suis lancé tête baissée dans la lecture des Enfants du Jedi, me disant que de toutes manières, ça reste l’univers Star Wars et que je n’ai été déçu que très rarement .
Et puis, apparemment, avec ce roman, Barbara Hambly s’est donnée beaucoup de mal (500 pages dans l’édition du fleuve noir). Malheureusement rien ne va dans ce roman et je ne peux que rejoindre les avis unanimes. Un mot me vient à l’esprit : inutile. Aller c’est les soldes, je vous donne deux mots pour le prix d’un : long et inutile. 

Couverture les enfants du jedi

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Commençons par le titre même du roman : Les enfants du Jedi. Ça coince vous ne trouvez pas ? Si vous suivez un peu l’univers étendu Star Wars ou bien que vous avez vu au moins un film, vous êtes au courant qu’un Jedi fait vœux de chasteté et qu’il ne peut avoir d’enfant. Et ce à cause de l’attachement qu’il pourrait avoir et donc de la possibilité de sombrer du coté obscur. Alors on se dit qu’il doit s’agir d’une erreur ou bien que Hambly va nous présenter un personnage de Jedi ayant rompu quelques préceptes. Eh bien non, une petite phrase va tout de suite confirmer ma crainte.

« S’il s’agissait effectivement de frapper les Jedi et de s’en prendre à leurs familles et à leurs enfants… »

Et ce n’est que le début. Le roman cumule les incohérences du début à la dernière page. Avec pour moi, la plus importante : faire parler des gamoréens. Vous savez, ces gardes immenses à la gueule porcine. Les gamoréens ont leur propre dialecte mais ne parle pas le « basic », mot pour décrire notre langue. Inconcevable.

Ajoutez à cela une traduction des plus douteuse (Tasken au lieu de Tusken, Mos Esly eu lieu de Mos Esley, et j’en passe), une quantité incroyable de personnages et d’espèces (dont la plupart apparait et disparait en un clin d’œil), un luke qui s’évanouit toutes les 2 pages, complètement fébrile, qui n’inspire pas l’admiration que l’on pourrait avoir pour un Jedi, etc.
En parlant de lui, justement, il est assez choquant de voir comment Hambly traite ce personnage charismatique. Si on y prête attention, on peut apercevoir, chez Luke un racisme latent, un dégoût pour les Jawas et les Tuskens notamment. Encore une fois, ceci est inconcevable pour un Jedi, qui se doit d’être tolérant.

« Les purificateurs d’air n’avaient pas encore absorbé leur odeur. […]Ces épouvantails vicieux, momifiés par le sable, emmitouflés dans leurs guenilles, étaient cachés derrière la porte. »

Passons au style. Très ampoulé, qui n’arrange rien et qui crée des longueurs interminables. Ce qui va d’ailleurs gâcher tout le plaisir lors des (peu nombreuses) scènes d’action.
Hambly en fait des tonnes pour nous faire (croire ?) comprendre qu’elle a une certaine maitrise de l’UE. Mais cette maitrise est toute relative.

Question intrigue, Barbara Hambly nous met face à une arme super puissante, l’œil de Palpatine (ça en deviendrait presque lassant), qui finalement ressemble plus à un campement extraterrestre de divers espèces. Mais le concept ne s’arrête pas là puisque Hambly donne la parole à cette super arme (oulah, terrain glissant). Callista, ancienne Jedi, a réussit à ne faire qu’un avec la super structure, mais y est resté piégée il y a quelques années de cela. Elle communique donc par le biais de l’ordinateur central de l’œil de Palpatine. Je ne vous parle pas de l’issue de cette intrigue, je vous laisse la surprise du twist.

Un point positif tout de même dans ce récit, mais pas exploité : la rencontre avec un ancien soldat impérial, apparemment un clone trooper. Le livre ayant été écrit 7 ans avant L’attaque des clones, seule l’idée des « Guerres cloniques » fait partie du caneva de l’UE à cette époque. Rien n’existe encore sur les clones. D’où la brèche non utilisée.

Le milieu des années 90 n’était pas la meilleure période pour Lucasbooks qui ne veillait quasiment plus au grain, pas de cahier des charges ou de commande précise, peu de relectures… On se retrouve donc avec quelques romans étranges, heureusement peu nombreux. Les enfants du Jedi en fait partie. Dommage.

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