Les agents du chaos, de James Luceno

Aller on continue La période du « Nouvel ordre Jedi » avec, cette fois-ci, un « double » roman de James Luceno. Oui, on commence à être pas mal habitué à ces nombreux diptyques… Passons. Luceno disais-je ! Un des 3 ou 4 auteurs de l’univers étendu que j’apprécie particulièrement et qui met enfin la main à la pâte à cette nouvelle partie de l’histoire. J’avais hâte !

Agents-chaos-luceno« L’attaque des aliens a laissé la Nouvelle République désemparée.
Yan Solo a tout perdu : famille, amis, confiance en lui. Il redevient le loup solitaire d’autrefois, se rend compte qu’un de ses vieux copains contrebandiers opère pour le compte de l’ennemi, entreprend de le démasquer et… découvre un sinistre complot visant les Jedi, bras armés de la République. Chewbacca est mort en héros ; il faut le venger, mais surtout l’honorer en se montrant digne de lui. Pour vaincre les envahisseurs, Solo doit d’abord triompher de ses démons intérieurs. »

Je ne sais pas trop par quoi commencer car il y aurait énormément de choses à dire au sujet de ces deux romans.
La première qui me vient à l’esprit est le ton plutôt grave des deux romans. James Luceno joue entre la mélancolie issue des funérailles de Chewbacca, du vide que sa disparition a laissé (surtout dans le cockpit du Faucon Millenium), du désarroi d’une galaxie face à un envahisseur aux technologies hors norme qui détruit planète après planète alors que, pendant ce temps là, il planifie l’un des complots qui pourrait être le plus meurtrier au sein de la nouvelle République. Tout ceci crée une ambiance particulière que je ne me rappelle pas avoir déjà lu dans un roman de la saga. En tous cas pour le moment.
S’ajoute à cela une certaine violence dans les différents combats (spatiaux ou rapprochés) et la découverte d’une thématique contemporaine : la terreur, l’exode et les réfugiés. Ici aussi, je ne me souviens pas avoir encore lu de roman Star Wars abordant un sujet aussi fort qui peut vite devenir délicat. Avec ces romans Luceno est juste et ne fait aucun faut pas. Par l’intermédiaire du personnage de Léia, il va soulever quantité de questionnements. J’ai trouvé cela assez novateur.

« _ Notre but est de créer des enclaves autonomes temporaires gérées par les réfugiés. Peu à peu, Nous déplacerons les groupes ou les espèces vers des mondes adéquats.

_ Qu’arrivera-t-il si d’autres mondes sont conquis par les Yuuzhan Vong ? Combien de réfugiés nous demandera-t-on d’héberger ? »

Luceno innove même dans sa manière de traiter les personnages et notamment celui de Yan Solo, complètement abattu suite au décès de Chewie, et du Faucon, à qui il rend un bien bel hommage.

« Il se souvenait encore avec délice de la première fois où il s’était assis sur le siège de pilotage, impressionné par la puissance des moteurs.[…] À ses yeux, le Faucon étant une œuvre d’art, il serait toujours en devenir. Toutes ces années il avait aimé et protégé son vaisseau comme son enfant. »
En parlant de personnage, il est indéniable que Luceno se lâche un peu sur leur nombre, mais aussi le nombre d’espèces, de planètes et de véhicules en tout genre. Il aime user de descriptions, et est d’ailleurs assez critiqué pour cela. Mais c’est ce qui, justement, rend ses romans très immersifs. Avec Les agents du Chaos, on n’échappe pas à la règle. Pour preuve, les très longs Dramatis personae en début de livres. Mais n’ayez aucune crainte, Luceno maitrise cela parfaitement, comme il prouve une nouvelle fois son aptitude à inscrire ses récit dans l’univers étendu et sa bonne connaissance de l’ensemble. Ce qui lui permets, notamment, de mettre en place tout un background de stratégie politique et militaire cohérent, de jouer avec les hauts décisionnaires de la Nouvelle République et l’académie Jedi.
Et pour ne pas faire trop long je terminerais avec les bonnes surprises. Tout d’abord le plaisir de retrouver le personnage de Vergere, sorte de volatile humanoïde, déjà croisée dans Planète rebelle, qui prend là une place de concubine auprès d’une Yuuzhan Vong. Elle conserve ici tout le mystère que j’avais aimé dans le roman de Greg Bear.

Enfin, le personnage de Droma, dans lequel Yan va trouver le coéquipier perdu, un moyen de compenser l’absence de Chewie et peut-être le futur ami dont il aura besoin pour la suite… qui sait.

De chouettes romans que ces deux tomes des Agents du Chaos, plutôt sombres mais qui conservent tout de même leur qualités de récit de pur Space Opéra « starwarsien ».

Première lecture pour le Summer Star wars - Episode VII
Douzième lecture pour le Summer Star wars – Episode VII

 

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