Le Sabre noir, de Kevin J. Anderson

Prenant mon courage à deux mains, je me suis lancé dans la suite de la suite des Enfants du Jedi de Barbara Hambly. Le travail d’Anderson sur l’UE n’est pas des plus remarquables mais il est correct et à l’avantage de ne pas faire n’importe quoi avec les principes établis. Finalement, il récupère assez bien la cata qu’est le premier roman de Hambly.

Couverture Le Sabre noir Star wars

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Pour faire court : Luke retourne à Tatooine, sa planète natale, pour poser la question à Obi-Wan Kenobi, son défunt mentor, afin de trouver une solution pour que Callista recouvre ses pouvoirs. Les Hutts, criminels galactiques avec à leur tête Durga, reconstruisent, sous le nom de Sabre Noir, le superlaser de l’Étoile Noire. Les Impériaux survivants, quant à eux, ne sont pas loin et se sont fédérés autour d’un hyperdestoyer long de 8 km et de… l’amiral Daala.

On pourrait se dire qu’Anderson fait dans la facilité en reprenant les éléments, maîtrisés, de ses romans précédents. Mais il faut aussi avouer que c’est ce qui va lui permettre de sauver un peu les meubles d’une histoire franchement mauvaise amorcée par Barbara Hambly.

Premier élément : le lapin du chapeau. Anderson redonne vie à l’amiral Daala, un personnage charismatique des récits précédents. Avec Paellon, ils vont faire un duo haut en couleur et impitoyable. Paellon est d’ailleurs un des personnages de l’UE que j’apprécie beaucoup. Un personnage droit et loyal, bon stratège et qui a de nombreux faits d’arme à son actif.

Critiqué pour ses choix (et notamment pour la mort d’un des personnages de la trilogie classique), Anderson essaie (tant bien que mal) de donner un peu de consistance et de rythme au récit, et va utiliser les ficelles habituelles avec 3 histoires parallèles qui vont, au final, se rejoindre dans un quart de roman chargé en action et en rebondissements (un peu tirés par les cheveux par moments). L’auteur est assez bon pour raconter des batailles spatiales et les 100 dernières pages ne dérogent pas à la règle.

Dans les points positifs je noterai le chapitrage en lieux ou secteurs de la galaxie, qui nous donne vraiment l’impression d’immensité. Je pourrai aussi vous parler des quelques flashbacks qui nous remettent dans le contexte de la construction de l’Étoile Noire qui donne une sorte de légitimité à l’ensemble.

Mais ce qui est dommage, c’est que ce qui va rester dans les mémoires, c’est à nouveau l’amourette de Luke et Callista qui, comme dans le roman précédent, reste inutile. Pour aller plus loin, je dirai que c’est le personnage même de Callista qui n’apporte rien à l’intrigue.
On gardera aussi en tête le fait que nos héros sont à nouveau devant une arme surpuissante. Ce qui à la longue commence à être vraiment lassant. À croire que les auteurs Star Wars ont eu un vrai problème d’inspiration dans la première moitié des années 90.

Malgré tout, j’ai envie de connaître cet auteur sur un autre terrain de jeu. J’ai l’impression qu’il a envie de se faire plaisir mais que le cadre, ici, ne lui convient pas. Je pense donc me procurer le premier tome de la saga des Sept Soleils.

À noter enfin, la très belle couverture de Drew Struzan, illustrateur habitué de l’univers et de la maison Lucas.

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