Le prince bâtard, de Robin Hobb

J’ai, dans ma bibliothèque, 2 ou 3 romans de Robin Hobb que je n’ai jamais lus. Oui je sais, c’est une honte 😉 . Mais je crois que ça se résume surtout à la crainte de partir dans un nouveau cycle composé d’un grand nombre de romans. Mais comme il n’y a que les imbéciles qui ne change pas d’avis, je me suis enfin décidé en me procurant ce prélude à l‘Assassin royal. Le prince bâtardEn quelques pages, Hobb relate la vie du Prince bâtard, plus connu sous le nom de Prince Pie, et de sa mère, la reine-servante Pudence Loinvoyant. Le tout rélaté comme un témoignage, un journal intime, qui du coup ce démarque par l’inexistence de dialogue, mené par Félicité, une jeune servante, qui témoigne de sa propre vie au château, tout d’abord, puis de celle qu’elle va mener aux côté de Prudence, puis du Prince Pie.

Dans ce court roman (novella ? longue nouvelle ?), les femmes sont très présentes, elles sont fortes, ont du caractère et savent faire ce qu’il faut pour atteindre leur but. On pense forcément à Prudence (dont le nom n’est pas révélateur de sa personnalité) mais c’est surtout l’image de la mère de Félicité qui me reste en tête.
Inversement l’action chevaleresque n’est pas vraiment au rendez-vous, mais trahisons, injustices et destins tragiques sont de mise. J’ai d’ailleurs trouvé beaucoup d’amertume, de dureté et de tristesse dans ce double récit.

Alors, bien sur, la magie est présente. L’auteure aborde le Vif, sorte de lien chamanique qui lie certaines personnes à un animal fétiche et qui leur permettent de se comprendre. Et c’est finalement là que je regrette de n’avoir pas encore lu la saga originelle.

Le Prince bâtard est donc un petit livre qui se dévore en une soirée, fort sympathique et qui ravira surement les fins connaisseurs de l’Assassin royal.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *