Le dernier Jedi, de Michael Reaves et Maya Kaathryn Bohnhoff

Je l’attendais avec impatience celui-là. Pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce qu’il marque le retour de Reaves dans l’univers étendu. Auteur que j’ai découvert avec L’Ombre du chasseur et que j’apprécie énormément depuis. Ensuite parce que ce roman s’inscrit dans la suite directe des Nuits de Coruscant même s’il n’en porte pas le nom. Ici il s’associe à nouveau Maya Kaathryn Bohnhoff pour la seconde fois. La première étant avec Shadow Game, roman inédit en France à ce jour et que je n’ai pas eu l’occasion de lire.

Couverture_le_dernier_jedi

Ici, Jax Pavan, dernier Jedi encore vivant suite à l’Ordre 66 accompagné de ses acolytes, doit aider Thi Xon Yimmon, Leader du Whiplash, à fuir Coruscant devenue trop dangereuse pour l’avenir du groupe dissident. Mais ils ne s’attendent pas être piégés par Dark Vador et son poing, la 501e légion. Yimmon capturé, Jax prend alors Vador en chasse pour le retrouver. Mais est-ce que cette course n’a pas aussi des allures de vengeance ? Au risque d’y perdre quelques plumes ?

Lorsque j’ai eu ce roman en main je me suis dit qu’il avait de grandes prétentions : tout d’abord de nombreux personnages sont présents dans le dramatise personae, ensuite on y découvre un « casting » imposant outre le personnage de Jax (Dark Vador, Le prince Xizor et le Soleil Noir,…) et une couverture des plus intrigantes ! C’est une des rares fois où l’on voit un personnage de plain pied, de dos, dans une situation des plus dramatiques (au sens littéraire). On se dit forcément que ça va « être du lourd ».

Le récit se concentre évidemment sur le personnage de Jax, mais ses compagnons ne sont pas oubliés. On retrouve avec plaisirs le duo qui apporte la touche d’humour : Den Duhr le sullsustéen et le Droïde Tope-Là. Laranth, la paladin gris découverte dans les Nuits de Coruscant, fait également partie du voyage. On n’est donc pas perdu et l’ancrage dans la continuité est bel et bien conservé. On peut d’ailleurs noter que Reaves et Bohnhoff font un gros travail par rapport à la globalité de la continuité avec de nombreuses références aux romans mais aussi aux comics et au séries TV.

Comme a son habitude, l’écriture de Reaves (et de Bohnhoff) est très fluide. Un vrai plaisir pour le lecteur. Ici contrairement aux romans précédents, les auteurs prennent leur temps pour construire les décors et la psychologie des personnages. Ils nous emmènent d’ailleurs bien loin de Coruscant avec des destinations comme Toprawa, Madalore ou bien encore Dathomir.
Et puis, surtout, ils ‘attardent sur Jax, le Dernier Jedi, qui après de lourdes épreuves, est ici en proie à de nombreux tourments, à la limite, constamment, de sombrer du côté obscur. Il répétera pourtant tout au long du récit le mantra Jedi comme pour se rassurer mais son désir d’en découdre va le porter plus loin qu’il ne l’aurait souhaité.

« Il n’y avait que la chaos. Rien d’autre. Jax Pavan, Jedi, n’était que désordre et tourment. »

Et c’est finalement tour le roman, très sombre, qui joue au limites de l’obscurité. Que ce soit aux côtés de Vador ou des inquisiteurs dans les salles de torture, du Soleil Noir toujours prêt à trahir pour une jolie somme, ou sur Dathomir à la rencontre des Sœurs de la nuit, les drames ne sont jamais loin.

Ce roman n’est donc pas très rythmé contrairement à ce qu’a pu écrire Reaves jusqu’à présent, et souffre même de quelques longueurs qui auraient pu être évitées. Mais Le dernier Jedi reste à mes yeux un très bon roman de l’univers étendu Star Wars et un vrai plaisir de lecture.

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