Le cycle Fondation, d’Isaac Asimov

Le Cycle Fondation d’Asimov est un des grands cycle SF du siècle dernier (aïe) et qui a toujours autant d’impact et d’influence encore aujourd’hui. Preuve en est, une adaptation tv est prévue d’ici un ou deux ans je crois.
J’avais relu, il y a plusieurs mois, le premier tome du cycle. Tome lu pour la première fois pendant mes années collèges (Ça ne me rajeunit pas…). J’en avais un souvenir très flou qui n’a fait qu’accélérer mon envie de m’y replonger. Et puis un ami m’a gentiment proposé les 4 tomes suivants en ce début d’année. Elle est pas belle la vie ? Je me suis dit que je tenais là une super occasion de faire une chronique globale sur le cycle.
Mouais… Nan mais quelle idée ! J’ai eu beaucoup de mal à rédiger les quelques lignes qui vont suivre tant l’univers dépeint par Isaac Asimov est riche et complexe.

couvertures du Cycle Fondation (© Alain Brion)

Commençons par revenir un peu dans le contexte. Isaac Asimov ayant écrit ces 5 tomes à deux périodes bien distinctes. Un peu plus de 40 ans séparent la première nouvelle, écrite en 1942, et le dernier roman, Terre et Fondation, parut en 1986. Asimov explique cela très bien dans la préface de ce dernier tome. Les 3 premiers tomes sont en fait des recueils des nouvelles parues dans les années 50, alors que les 2 derniers sont en quelque sorte une commande dû à l’engouement (qui a dit pression) des lecteurs et des fans, parus au début des années 80. À la grande surprise d’Asimov, ces 2 romans (un diptyque) ont reçu un très bel accueil. Mais là je m’égare.

Imaginez une science, à base de mathématiques, d’économie, de sociologie et bien d’autres, capable d’anticiper sur l’histoire, de prévoir une longue période de troubles et de fournir la solution pour la réduire à quelques centaines d’années ! Cette science c’est la psychohistoire et son adepte se nomme Hari Seldon. (Pitch un peu raccourci je vous l’accorde mais l’essentiel est là pour garder un peu de mystère).

Je me suis finalement rendu compte que j’avais également dû lire les tomes 2 et 3 dans mes jeunes années, puisqu’un certains nombre d’éléments me sont revenu au fil de la lecture. Mais je n’ai pas dû aller au bout de Seconde Fondation… et je le regrette.

Avec cette saga, Asimov signe un Space opéra désormais culte. Ne vous attendez pas à voir de grands combats dans l’espace au fil des quelques 2000 pages de ces volumes, même s’il y en a. Ces 5 tomes représentent une quête, ou plutôt une succession de quêtes, mêlés de complots, d’espionnage, de politiques et de stratégie de guerre. On jongle entre philosophie et sociologie. Les univers créés sont aboutis, faune et flore sont minutieusement étudiés, tout est tangible. Le tout accompagné de personnages emblématiques et solides. Rien ne dépasse, tout est calculé de la part d’Isaac Asimov et tout s’imbrique parfaitement pour former un ensemble cohérent.

Dès le premier tome on se rend vite compte de la modernité de ce récit, de la vision d’Asimov sur un futur qui lui était proche. Sans être pessimiste (car il montre que l’homme peut trouver des solutions pour sa survie) ni très optimiste, il pointe du doigt un certain nombre de dérives ou de dangers.

J’en retiendrai au final qu’Isaac Asimov est un grand conteur, parmi les fondateurs de la SF d’aujourd’hui. Ce fut donc un vrai plaisir de lecture. Il est certain que je lirai les deux tomes qui composent le préquel dans les prochains mois.

Parlons peu, parlons couv !

Les illustrations de couverture sont signées Alain Brion et sont toutes plus belles les unes que les autres. Elles retranscrivent assez bien les différents tomes de la série. Je n’ai par contre pas réussi à savoir si elles avaient été créées pour l’occasion ou si Folio avait pioché dans un fond de l’artiste.

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