L’aube des Jedi

Nouveau roman Star wars, nouvelle période, nouvel auteur, nouveaux personnages… de quoi nous mettre l’eau à la bouche avec ce récit qui a tout pour plaire.

Illustration : Lucas Books
Illustration : Lucas Books

Nous somme 25 000 ans avant la bataille de Yavin. Autant dire qu’un immense terrain de jeu s’ouvrait pour les auteurs avant que Disney ne décide de tout remettre en question.

Avec L’aube des Jedi (sous-titré Matière noire) Tim Lebbon nous présente Lanoree Brock, Ranger Je’daii, sorte de chevalier Jedi selon nos critères, missionnée pour retrouver et arrêter le « bad guy » de l’histoire, qui n’est autre que son frère Dalien, parti à la recherche d’un immense artefact : un portail interstellaire. Pourtant Dal est censé être mort depuis 9 longues années. Les bases sont posées.

25 000 ans disais-je. La première remarque que je me suis faite en lisant ce roman (le 129e traduit en français) c’est que, malgré l’écart de temps, les technologies sont déjà très évoluées, au point qu’il est quasiment impossible de savoir si il y a eu une évolution quelconque en 250 siècles. Bizarre… J’aurai aimé voir un vrai décalage. Seul le sabre (en métal et non laser) de Lanoree est là pour nous rappeler la période.

Mais ne vous méprenez pas, les points positifs sont assez nombreux. Le personnage de Dal, tout d’abord, est vraiment très intéressant. Impatient, en colère, ne croyant pas en la Force, il sombre clairement dans l’obscurité dès les premières pages. Le « double récit » joue d’ailleurs énormément en ce sens. Les chapitres sont séparés en deux pour, d’un côté, nous relater les événements qui ont conduit à la mort de Dal, puis, de l’autre, ceux qui mèneront Lanoree sur les traces de son frère 9 ans après. Tout le récit qui mène à la disparition de Dal est celui qui m’a le plus parlé je crois. Très bien construit, fouillé et de plus en plus prenant au fur et à mesure qu’on s’approche de l’événement. Encore un bon point.
Enfin, comme tout roman de l’Univers étendu Star Wars, L’Aube des Jedi ne déroge pas à la règle et nous fait faire une belle visite de nombreuses planètes, dont Tython et Nox qui marqueront les esprits ?

Bref, malgré quelques faiblesses (comme le fait d’avoir des personnages peut-être pas assez approfondis) et certaines longueurs, ce fut une lecture assez plaisante. Surtout que l’écriture est plutôt fluide, très abordable, et que le roman se lit vraiment facilement.

Ce ne sera pas encore le coup de cœur de 2015 mais ce fut une lecture sympathique.

Ah, j’oubliais, pour les aficionados de l’univers étendu, cette période est aussi traitée en comics chez Delcourt.

2 réflexions sur “ L’aube des Jedi ”

  1. Il y a du bon, voire même du très bon dans les romans de la franchise « Star Wars ». Et puis on trouve aussi du décevant voire du très mauvais.

    J’aime bien me faire mon opinion, d’une façon générale, et il m’arrive de lire du « Star Wars » de temps en temps, de préférence pour en retirer une satisfaction « popcorn ». Celui-ci pourrait bien faire l’objet d’une lecture estivale…

    1. Le côté pop-corn est tout à fait juste. Et heureusement les quelques mauvais romans ne sont pas trop nombreux jusqu’à présent. Il m’en reste encore une quarantaine a lire 😉

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *