L’Animal, de Sylvie Lainé

Quelle belle surprise que de retrouver Sylvie Lainé au Printemps du Livre de Grenoble ! Apparemment venue là en « off » pour accompagner l’équipe d’Organic éditions qui présentait sa collection de « petite bulle d’univers ». Un bien jolie rencontre et une sympathique dédicace.

Francis-Olivier Brunet & Philippe Aureille
Francis-Olivier Brunet & Philippe Aureille

Reprenons le fil ! Organic Editions est une toute nouvelle Maison issue, à la base, d’un label musical. C’est en collaboration avec des plasticiens et le Studio Desperado (graphistes) que l’idée de s’attacher à l’objet littéraire leur est venue. Et quels objets ! On n’aime ou on n’aime pas, mais le résultat est là, à la hauteur, je pense, du souhait de l’équipe : un objet plastique, artistique, un ovni, de très belle facture (couverture cartonnée avec rabats et découpe). Et le tout avec la participation d’auteurs dont certains, récompensés, qui ne vous laisseront pas indifférents : Karim Berrouka, Alain Damasio et bien évidemment, Sylvie Lainé.

L’idée est de proposer à un auteur de s’approprier le travail d’un des artistes (plasticien, graphiste, etc.) et d’écrire une nouvelle. L’image ne vient plus illustrer le texte, mais le récit vient donner du sens (un sens !) au visuel. Une démarche très intéressante !

J’ai donc jeté mon dévolu sur 2 des 8 « nouvelles graphiques » disponibles à ce jour. El Levir d’Alian Damasio et Philippe Aureille (sur laquelle je reviendrai dans un autre billet), ainsi que l’Animal de Sylvie Lainé et Francis-Olivier Brunet.

L’Animal est un monologue. Le monologue d’un homme qui parle des animaux, de sa perception  de la vie animale, qu’elle soit sauvage ou domestique. Un flot de parole continu que rien ne perturbe. À un point tel qu’on se demande bien où il nous emmène. Plus la lecture de ce texte étrange avance plus un sentiment bizarre s’empare de nous. Et puis viennent les 10 dernières lignes. Troublantes. Qui ne m’ont pas laissé de marbre et qui au contraire ont accentué cet effet de ne plus trop savoir ce que j’avais devant les yeux. Cette personne à qui cet homme a parlé depuis le début est-elle celle à qui je pense ou bien est-ce bien plus sombre ? Et finalement, une fois refermé, le mystère persiste. À la hauteur des créations intrigantes Francis-Olivier Brunet.

Voir aussi l’avis de Vert et de Lhisbei

Une réflexion sur “ L’Animal, de Sylvie Lainé ”

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