L’Académie Jedi, de Kevin J. Anderson

Je continue mon immersion dans l’univers étendu Star Wars avec la trilogie de l’Académie Jedi. Trilogie importante dans la chronologie puisqu’elle relate la « reconstruction », la seconde naissance, de l’Ordre des Chevaliers Jedi. Autant dire que cela met la barre un peu haut avant même d’attaquer le premier tome.
Alors ? Au final, qu’est-ce que ça donne ?

Couvertures de l'Académie Jedi

Il est bon de noter que l’intrigue principale se passe au même moment que la duologie Moi, Jedi, soit 11 ans après l’Épisode IV.
Une trilogie de bien meilleure qualité que les deux romans de Stackpole. Il est bon aussi de savoir que les romans d’Anderson (numéros 16, 17 et 18 dans l’ordre de parution) sont sortis bien avant ceux de Mickael Stackpole (54 et 55). Forcément, malgré toute l’attention que peut avoir un auteur pour se glisser dans une continuité, ça crée des incohérences. Et la plus grosse (et improbable) reste celle de la présence de Corran Horn, ou plutôt son absence de la trilogie. Ce qui ne fait que me conforter dans l’idée que les deux romans Moi, Jedi sont complètement inutiles.

Revenons à nos moutons. L’idée de base de ces trois romans repose sur la reconstruction de l’Ordre des Chevaliers Jedi, éteint après la purge dirigée par Vador. C’est la lourde tâche que se donne Luke Skywalker, avec comme premier objectif de trouver les personnes sensibles à la Force et de les former dans une toute nouvelle académie. Cette dernière prendra « forme » sur Yavin 4, planète ô combien symbolique, puisqu’elle représente le début de la chute de l’Empire, et donc la naissance d’une nouvelle république.

Voilà rapidement dans les grandes lignes ce qu’il vous faut avoir en tête pour vous jeter dans cette lecture. Lecture plutôt agréable à dire vrai, qui bénéficie de nombreux points forts : des intrigues « satellites » multiples, une mise en avant des mécanismes politiciens, un retour sur Kessel pour Solo façon « crash grand spectacle », une vraie place dans le récit pour les enfants de Yan et Léia, des trahisons, des batailles spatiales de haute voltige et bien d’autres. Vous l’aurez compris, l’histoire est riche en événements et en personnages.

Malheureusement elle souffre aussi de quelques points négatifs. Prenez un nouvel ennemi impérial complètement dépassé (l’Amirale Daala, qui n’était pas au courant de la mort de Tarkin), une nouvelle menace Sith (sous la forme fantomatique d’Exar Kun disparu 4000 ans auparavant lors de la Grande Guerre des Sith) et une énième arme de destruction massive, et vous obtenez à peu de choses près la liste des éléments un peu « too much » présents dans ces 3 récits.

Passé ces « détails », la trilogie de l’Académie Jedi est un bon moment de lecture. Les différentes intrigues (nombreuses) sont plutôt bien construites. Du bon Star Wars !

Parlons peu, parlons couv’ !

Une nouvelle fois, je ne suis vraiment pas emballé par ces 3 couvertures, un peu trop « vintage » à mon goût. Seule celle de la Quête des Jedi sort du lot avec cette image, forte, du Faucon Millenium en feu en arrière plan. Globalement les personnages sont très mal réalisés et les couleurs trop saturées par rapport aux illustrations originales déjà extrêmement recadrées. Vous l’aurez compris, je ne suis pas fan de la période Fleuve noir des années 90.

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