La vague montante, de Marion Zimmer Bradley

Un petit imprévu dans la liste que j’avais réalisée il y a quelques jours. Suite à l’appel à l’aide du Passager clandestin, je me suis rendu sur le site de l’éditeur et passé commande de plusieurs novellas de la collection Dyschroniques.  La vague montante en faisait partie. L’occasion pour moi de marquer le départ de ma participation au Summer Star Wars de M. Lhisbei avec ce court texte très plaisant.

Couverture de la Vague montante
Logo Summer Star Wars

Imaginez ! Vous venez de traversez l’espace à bord d’un monumental vaisseau interstellaire. Vous avez passé plusieurs mois en apesanteur. Le reste de votre carburant ne vous permettra que d’atterrir à destination : La Terre. Mais voilà, cette Terre n’est pas la « votre » mais celle de vos arrière-grands-parents, pionniers partis pour découvrir de nouvelles planètes. Entre temps leur propre vaisseau s’est craché sur une exoplanète habitable qu’ils appelleront Terre II, VOTRE planète d’origine. Les lois de la physique font qu’il s’est écoulé entre 4 et 5 siècles entre ce premier voyage et le retour. Qu’est devenue la Terre ? Comment la civilisation, si technologiquement avancée pour lancer ce premier voyage, a évolué ?

« Les Terriens doivent êtres cosmopolites au sens le plus large du terme… »

Voilà en quelques mots les fondements de La vague montante. Je n’en dirai pas plus, histoire de conserver un minimum d’intrigue et de plaisir de lecture.

Je reste très étonné par la modernité de ce texte qui date de 1955. Étonné parce qu’il fait étrangement écho à ce que nous vivons aujourd’hui, à ce « conflit » entre décroissance et innovation technologique. Mais pas seulement ! C’est aussi une vraie réflexion sur les priorités nécessaires au bon équilibre (économique, sociétal,…) d’une communauté. Marion Zimmer Bradley ne se contente pas de remettre en question la légitimité de la technologie (1955 c’est aussi la course à l’armement) mais tout ce qui en découle, avec notamment l’urbanisation intensive.

« Nous sommes passés par des mondes où aucun être humain n’avait jamais mis les pieds ! Vous ne pouvez pas dire que tout ça n’est rien ! C’est le plus grand accomplissement de l’humanité, et j’ai le privilège d’y contribuer. »

« La science a pris la place qui lui revenait parmi les arts et l’artisanat : elle est là pour enrichir  la vie personnelle et privée de chacun. »

L’écriture est simple mais sacrément efficace malgré le grand nombre de personnages, auxquels ont s’attache très vite d’ailleurs. L’antagonisme entre Brian et Frobisher est extrêmement bien ficelé en si peu de pages par exemple. Mais Destry, jeune garçon talentueux, se détache aussi du lot.

Ce fut donc un très agréable moment de lecture que je recommande. Et puis l’objet « livre » est très élégant, sobre, avec sa petit illustration de couverture et ses 3-4 lignes de résumé en 4e. Réflexion que l’on peut étendre à l’ensemble de la collection. Je découvre Le Passager Clandestin, mais je peux vous assurer que je vais suivre cette collection de près.

Une réflexion sur “ La vague montante, de Marion Zimmer Bradley ”

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