La Vague, de Corinne Guitteaud

Encore un recueil numérique trouvé par hasard sur le store d’Apple. Et encore une fois c’est la couverture qui m’a attiré. Après quelques recherches sur l’auteur, et malgré les commentaires plutôt modérés sur l’ensemble du travail de Corinne Guitteaud, je me suis laissé tenter.

Couverture de la Vague

Effectivement les 5 nouvelles du recueil sont assez inégales. Corinne Guitteaud alterne les genres, passant du Space op’ à la fantasy ou à l’uchronie. De tous, ce sont vraiment les textes d’anticipation qui m’ont le plus « parlés ». Et ça tombe bien puisse qu’il y a le challenge summer Star Wars de Lhisbei 😛

Je ne m’attarderai donc pas sur Mon empire pour un cheval, uchronie réinventant la découverte de l’amérique, amusant par moment mais souffrant de longueurs, ni sur L’enfant de l’apocalypse, récit de fantasy, compliqué et usant de trop le classique trio « Prince, démon et princesse ».

La première nouvelle, La Vague, donne le titre au recueil. Une expédition interstellaire tombe sur une anomalie spatiale : La Vague. Une grande quantité de liquide contenue dans un champ de force au fond de laquelle se trouve un dodécaèdre monumental, sorte de complexe habitable. L’expédition se décide à le « coloniser » afin de l’étudier. Il découvriront la technique du clonage mais surtout feront la connaissance du protecteur de cette « base ».
Un texte très très court mais plutôt efficace, rédigé comme un rapport. Une mise en bouche agréable pour ce début de recueil.

L’astrogate, prend la suite directe. Dans ce texte la Terre a été quasiment entièrement recouverte par les eaux, certaines parties de continents ou d’îles ont bougé, remodelant complètement notre bonne vieille planète bleue. Également extrêmement polluée, les Hommes sont obligés de se tourner vers l’espace pour espérer survivre. Ainsi la Lune et Mars sont colonisées et de nouvelles « routes » du commerce sont mises en place. À cause de cette pollution, les femmes ne peuvent plus porter d’enfant. Seules les femmes des pirates, dans les caraïbes, peuvent encore donner naissance car n’ont pas été touchées par la pollution des grandes métropoles.
Avec ce récit, l’auteur s’amuse et mélange les styles : space opéra, Post Apo. Par moment le texte nous donne même l’impression d’être encore au 19e par les expressions ou les relations familiales. Le père de famille, appelé « Pacha »,  gère sa famille comme un équipage. La hiérarchie semble importante et force le respect.
Corinne Guitteaud semble amorcer une réflexion sur notre relation avec la Terre, aborde la fuite de l’Homme vers l’espace en suggérant qu’il ne fait que déplacer le problème. Ça aurait mérité d’être un peu plus creusé. Peut-être que cela se fera dans la suite annoncée en toute fin de récit : « Saving Charly ».

La dernière nouvelle du recueil, En quête d’éternité, redonne un peu de peps à l’ensemble après les deux récits dont je parle au début de ce billet. Les Hommes ont découvert un vaccin contre la mort. Désormais l’éternité est possible, mais à quel prix ?  Un jeune journaliste va mener l’enquête et interviewer l’auteur du livre qui à l’origine du concept du vaccin. Et vous ? aimeriez-vous vivre éternellement ? Philosophique, bien construit, une très belle nouvelle de SF comme on les aime.

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La vague et L’Astrogate, participent au Summer Star wars.

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