La troisième lame, d’Ayerdhal

Comme souvent, je me suis dit qu’un texte court pourrait me permettre de prendre la mesure de l’auteur et donc du travail d’Ayerdhal. J’avais donc sur mes étagères depuis pas mal de temps, cette novella, complétée par une seconde « Pollinisation« , toutes deux issues de l’univers « Homéocratique » qu’a développé Ayerdhal au fil des années.

Couverture Troisieme lame - Ayerdhal
Illustration : Gilles Francescano

« L’Homéocratie fédère près de trois cents mondes et gère de nombreuses colonies. Après la mort d’un haut fonctionnaire homéocrate sur Melig, protectorat colonial, Anthelm Lax est chargé de faire la lumière sur son assassinat et d’étouffer toute velléité indépendantiste. Pourtant, sur place, s’il découvre des dysfonctionnements, il ne détecte aucun signe de rébellion. »
Pollinisation : « Pour rester sur Maricya, Natifa épouse Yoon, le dernier naturalisé en date du protectorat. À son contact, elle découvre que les Maricyans sont farouchement indépendants, d’une incroyable nonchalance, sans aucun attrait pour le pouvoir ni l’argent et indifférents aux exactions homéocrates. Leur inertie n’est pourtant pas si naïve qu’elle en a l’air. »

Ne connaissant pas bien l’auteur, j’ai commencé ma lecture par la fin et donc par l’interview (des plus intéressants et très drôle) d’Ayerdhal. Une fois à peu près dans le bain et le sourire aux lèvres, je me suis plongé dans La troisième lame et dans l’univers, d’une richesse inattendue dans un format court, de l’Homéocratie. Caché derrière ce mot barbare, se cache un pamphlet de notre société et de l’incapacité de nos gouvernants à faire ce pourquoi ils ont été élus. Mais c’est aussi et avant tout une bien belle analyse (qui a dit mise en garde ?) de la colonisation et des conséquences qu’elle a sur l’homme.

Bon ok, les deux courts récits ne sont pas des plus dynamiques et nous laissent un peu sur notre faim. Mais j’y ai tout de même trouvé mon compte. J’ai eu le temps de m’imprégner, de me laisser porter par ces intrigues. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé La troisième lame et le personnage d’Anthelm.

Tout ça pour dire que finalement, j’aurai pu, sans hésiter me lancer dans une lecture bien plus longue avec la Bohème et l’Ivraie. Roman qui va surement venir compléter les rangs dans ma bibliothèque d’ici quelques semaines 😉

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