La trilogie des projets, David S. Khara

Cette trilogie me faisait de l’œil depuis pas mal de temps. C’est en tombant par hasard sur le premier tome chez un bouquiniste que je me suis dit « pourquoi pas maintenant ». Malgré tout, ce petit billet a mis du temps à venir…

7189163-110300844e de couverture du premier tome : «Depuis hier, je ne suis plus aussi sûr d’avoir envie de crever, du moins, pas avant d’avoir tiré cette histoire au clair. Et en plus, j’ai de la monnaie à rendre.»
1942. Pologne. Camp de Stutthof. Le chef suprême de la SS rencontre secrètement le scientifique en charge du plus important projet du 3e Reich.
De nos jours. États-Unis. Jay Novacek, jeune trader new-yorkais, dépressif et alcoolique, reçoit la visite de deux émissaires de l’armée. Son père, haut gradé de l’US Air Force, vient de mourir dans d’étranges circonstances. Aussitôt, la C.I.A. dépêche une pétillante recrue pour protéger le fils du défunt. Au même moment, près de la base de Langley en Virginie, un agent du Mossad abat un espion à l’issue d’un interrogatoire musclé. Muni de nouvelles informations, il se rend vers son prochain objectif : un certain Jay Novacek.
Venue des heures les plus sombres de l’Histoire, une terrible machination se met en branle, menaçant l’humanité tout entière. N’est-il pas déjà trop tard pour l’arrêter ?

Le projet Bleiberg, Le projet Shiro et Le projet Morgenstern composent cette trilogie d’espionnage. 3 romans qui montrent au fil des pages l’évolution de l’auteur dans son écriture.

Première impression : je dois avouer que je ne m’attendais pas du tout à ça. Je m’explique. À la lecture des différentes couvertures je pensais avoir en main un récit bien plus complexe et « sérieux ». Au final, la trilogie des Projets est un vrai divertissement qui joue avec les codes du genre mais aussi avec ceux du cinéma à gros budget. Une écriture tellement fluide, construite autour de courts chapitres se terminant quasiment tous en cliffhanger ou en révélation, en font un réel page turner.
Le premier tome souffre peut-être de quelques clichés et de grosses ficelles mais la progression de l’ensemble fait vite oublier ces quelques défauts.

Bien évidemment LE point fort de ces romans est le lien constant avec l’Histoire. Les limites entre faits historiques et récit sont très subtiles et tout à fait plausibles. À un point tel que par moment on se demande ce qui est issu de l’imaginaire de David Khara. Passionnant !

Question personnages nous sommes servis : un trader cynique, des savants plus fous les uns que les autres, un espion (Que dis-je, une montagne !) qui rendrait jaloux Schwarzy, et bien d’autres qui marqueront le lecteur, c’est une certitude. Tout ce petit monde donnent lieu à des dialogues savoureux en grande partie grâce à Jérémy Corbin, le fameux Golden Boy.

Un mélange détonnant donc, au service d’un vrai divertissement comme je le disais au début de ce billet. On en redemanderait presque !

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *