La trilogie corellienne, de Roger McBride Allen

Nouvelle trilogie, nouvel auteur, je continue mon immersion dans une galaxie lointaine, très lointaine. Il est vrai que je lorgne depuis un moment sur ce récit en 3 volumes. Les couvertures me promettent du bon, du grand Star Wars comme j’aime, divertissant, grandiloquent… Autour d’un personnage emblématique (Han Solo) de retour sur sa planète. Alors, verdict ?

Illustrations : Drew Struzan
Illustrations : Drew Struzan

Léia doit aller sur Corellia pour des raisons politique et décide d’y emmener toute sa famille. Luke de son côté, légèrement poussé par Mon Mothma, décide d’accompagner Lando dans sa quête de l’épouse parfaite. Pour les uns comme pour les autres, rien ne va se passer comme prévu (Ah bon ?). Arrivés dans le système coréllien, Han découvre que l’équilibre entre les différentes espèces présentes est rompu et qu’un fasciste humain (qui n’est autre que son propre cousin) souhaite l’extinction des autres espèces. Bien évidemment une super arme entre en jeu (un peu lassant finalement), des mondes sont exterminés, des espions rodent et… on se rend compte que, malgré tout, on prend plaisir à lire ces romans bourrés d’action et d’humour, à l’écriture fluide et légère. Une bonne bulle d’air qui ne vous fera surement pas réfléchir mais qui aura le mérite de vous détendre. Que demander de plus ?

Tome 1 : Traquenard sur Corellia

Comme il se doit dans une trilogie, c’est le tome qui met les choses en place. Il est donc moins rythmé que ses successeurs. Ici on découvre le quotidien de la famille Solo/Skywalker. Allen nous montre que nos héros sont des être humains avant tout. Plutôt rafraichissant.
On retrouve également quelques schémas récurrents : Han est déjà pris dans les emmerdes dès les premières pages, Luke se voit remettre son statut de Jedi en question par Mon Mothma et bien évidemment, doute. Léia, quant à elle, se pose à nouveau de multiples questions…  Et là on a envie de dire « comme d’habitude ». Heureusement quelques petites subtilités et thématiques viennent redorer un peu ce portrait : les tendances « espionnage » de certains passages, la vie survitaminée des enfants, le passé de Han qui le rattrape une fois arrivé sur Corellia et le fait d’aborder le sujet « délicat » de la xénophobie.
Le seul gros bémol de ce premier tome réside dans l’histoire autour de Lando et sa quête de concubine riche… Complètement futile. Mais cela peut avoir son importance plus tard, qui sait…

Tome 2 : Assaut sur Selonia

Plus rythmé que le premier tome , Assaut sur Selonia est également bien plus intéressant à plus d’un titre. Tout d’abord le concept autour de la « construction » du système Coréllien. A priori tiré par les cheveux mais finalement assez bien mené. Ensuite il y a la rencontre entre Yan, prisonnier de son propre cousin sur sa planète natale, et Dracmus, la selonienne, qui devient au fil des pages un élément fort de ce tome.
Je peux aussi citer le fait que le personnage de Mara soit ici plus présent que dans Traquenard sur Corellia.  Et c’est un bon atout à ce roman. On notera une scène d’évasion (avec Léia) des plus tendues. Ces deux là sont rarement ensemble. Allen trouve la parfaite situation pour l’occasion.
Dernier point, dans un soucis de cohérence avec l’univers étendu déjà développé à l’époque (pas très grand encore à cette époque) l’auteur fait le lien avec les évènements de Trêve a Bakura. C’est bien vu et plutôt bien amené.

Tome 3 : Bras de fer sur Centerpoint

Comme à l’accoutumée avec des romans Star Wars, ce 3e et dernier roman clôt en grande pompe la trilogie Corellienne. Ici l’auteur signe un roman très dynamique, rehaussé de pointes d’humour (Les dialogues avec Q9 notamment) comme on les aime. Bien évidemment les personnages, éparpillés jusqu’à présent, vont se retrouver pour le grand final. Le dénouement est (presque) surprenant même si on se doutait depuis un moment que Thrackan Sal-Solo n’était pas forcément le « méchant » de l’histoire. Mais ce que j’ai surtout apprécié c’est la place des enfants au sein de l’intrigue. Le personnage d’Anakin est de plus en plus intriguant, détenant une force digne de son ancêtre homonyme.

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