La nouvelle rébellion, de Kristine Kathryn Rusch

Avec La nouvelle rébellion, je reprends le cours de la chronologie là où je l’avais laissée. C’est à dire en pleine période désertique niveau qualité de récit. Du coup, j’ai pas mal hésité à me lancer dans ce (petit) pavé paru en 2000. Et puis il y a la grosse boulette de la couverture… Mais on en reparle plus bas.

Couverture Nouvelle RébellionLéia, les enfants et Luke perçoivent un grand vide dans la Force. Un génocide vient d’avoir lieu. En un clin d’œil des millions de personnes sont décédées. Immédiatement après, alors que Léia doit prendre la parole, la Nouvelle République est attaquée en plein cœur, au Sénat, sur Coruscant. Un attentat qui fait de nombreuses victimes parmi les sénateurs les plus fidèles à Léia. Han Solo est sur une piste mais se retrouve rapidement suspecté par le Sénat. Luke, de son côté poursuit Brakiss, un ancien élève de l’Académie Jedi, qu’il pense être l’auteur des deux drames.

Pas de doute, ça commence fort. Kristine Rusch réussit en une dizaine de pages à me faire oublier les indigestes romans de Barbara Humbly. Et malgré quelques faiblesses, ce roman tient ses promesses jusqu’au bout. Tout est là pour nous faire passer un bon moment avec, notamment, une construction très « trilogie classique ».

Léia est rebelle comme aux premières heures, très « badass » même par moment. Elle prend les chose en main, volontaire et guerrière même lorsqu’il s’agit de politique. Luke, quant à lui, se jette dans la gueule du loup comme un novice… égal à lui même finalement 🙂
Solo se retrouve, comme à la bonne époque, dans une galère sans nom aux côté de Chewbacca alors que Lando, par contre, fait preuve d’un certain courage (quoi qu’un peu stupide) pour essayer d’aller sauver ses amis.  Bref, on est en terrain connu et c’est plutôt plaisant.

Si un sentiment de déjà vu parcours les pages, l’idée de toucher cette Nouvelle République au sein même de son pouvoir est plutôt novatrice. Ça nous change des supers armes ! Dans la liste des points positifs on pourrait également ajouter le mystère autour de l’identité de Kueller, rondement mené. Un vrai fil rouge.

Je me suis, par contre, lassé de la situation inextricable de Solo. Heureusement que tout reprend un peu d’intérêt avec la présence de Lando.

Finalement ma crainte ne s’est pas justifiée. Ce roman sort enfin du lot et d’une longue série de nanards qui n’ont pas grand chose à faire dans l’Univers étendu Star Wars. On retrouve avec plaisir l’esprit classique de la première trilogie.

Parlons peu, parlons couv !

Quand je vous dis que les années 90 représentent une période noire pour les romans SW. Regardez moi cette belle « boulette ».
Tout d’abord voici les couvertures française de La nouvelle rébellion (qui nous intéresse ici) puis celle du Poing d’acier (issu de la série des X-wing). fn-la-10Et maintenant les versions US de ces deux romans.

us-reb10Joli non ?! Belle inversion d’illustration. Ce qui est fort dommage puisque l’on perd le masque en forme de crâne dans la version française, masque de Kueller LE bad guy du roman.

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