La longue Terre, de Terry Pratchett et Stephen Baxter

C’est parce que la couverture de la Longue Guerre (non, non il n’y pas d’erreur) m’a attiré que je me suis mis à lire la Longue Terre. Et finalement en naviguant sur la toile, je me suis rendu compte que nombre de blogueurs l’avaient eu entre les mains, avec des retours plutôt positifs dans l’ensemble.

Couverture de La longue terre de Pratchett et Baxter

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La Longue Terre est une expression qui caractérise un Multivers composé de notre Terre (appelée Primeterre) et de ses multiples duplicatas, mondes parallèles, quasi vierges.
L’invention d’un homme (à base de pomme de terre) va alors permettre de se téléporter d’un monde à l’autre grâce à un simple interrupteur. Mais il existe des personnes capables de « passer » sans cet appareil : les « passeurs nés ». Josué Valiente est de ceux-là. Et sa rencontre avec Lobsang, réincarnation d’un réparateur de vélo tibétain en Intelligence Artificielle, va donner lieu à un grand moment d’aventure et d’exploration. Ils vont passer de Terre en Terre, découvrir et étudier la faune et la flore, aux risques et périls de Josué parfois.
Une chose importante cependant : tout ce qui contient du minerai de fer ne passe pas.

« Alors que nous achevons de bousiller la Primeterre, de balayer de sa surface la majorité des espèces vivantes avec laquelle nous la partageons, à l’instant où nous sommes sur le point de succomber à nos propres guerres des ressources, abracadabra ! Une infinité de Terre apparaît. Quel dieu tirerait pareil bricolage de son chapeau ? »

Il y a énormément de choses à dire sur ce roman vu les nombreuses thématiques traitées. Pratchett et Baxter font de ce multivers un catalyseur de toutes nos craintes et problématiques de société. La surpopulation et la crise économique d’abord : imaginez de grands espaces prêt à vous accueillir, sur lesquels vous allez pouvoir, comme les pionniers du far west, vous installer et cultiver, imaginez des mondes où l’industrie n’existe pas, sur lesquels vous allez pouvoir créer votre propre société. Mais il y a aussi des sujets moins enjoués comme la crainte de la différence, la montée de l’extrémisme et de la ségrégation. Et j’en passe !

« Qui nous observerait en ce premier été s’imaginerait avoir affaire à des indiens. Nous vivons dans des appentis, dans des titis, sous des bâches et de grandes maisons communes carrées. »

Josué et Lobsang forment un duo (qui deviendra un trio) attachant. Josué le curieux prudent, Lobsang le C3PO omnipotent, détenant le don d’ubiquité puisqu’il est en capacité de copier son « programme » interne dans de multiple « supports ». Avec ces deux protagonistes Pratchett et Baxter réussissent à glisser quelques touches d’humour. Un vrai plaisir.

Au final, un roman plutôt déroutant, pour lequel je ne me suis pas passionné mais qui, pourtant, a su alimenter un intérêt me portant jusqu’à la dernière page. Et puis il y a les 3 derniers chapitres. Les 10 dernières pages qui font que j’achèterai la suite malgré tout. Étrange…

Pour l’anecdote, ce roman a suscité tout un tas de souvenirs : mes lecture de Jules Verne, les morlock de la Machine à explorer le temps, et même Star wars avec la mise en parallèle de la construction d’un sabrelaser et de la boite « passeur ». Seule la personne qui l’a conçu est capable de l’utiliser.

Quant à la couverture, je la trouve très belle, tout à fait en lien avec l’ambiance générale du livre. Étrange, intrigante avec les copies effacées de notre globe terrestre.

 

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