La crise de la Flotte noire, de Michael Kube-McDowell

Et voilà, déjà le dernier billet de l’année. C’est passé vite, non ? Je termine 2014 avec une petite chronique sur une énième trilogie Star wars : j’ai nommé La crise de la Flotte noire. Trois romans décomposés en 3 (voire même 4 !) récits indépendants. Indépendants car, pour le final, rares sont ceux qui se rejoindront à l’inverse des romans précédents.

Crise-flotte-noire
Illustrations de Drew Struzan

Avec cette nouvelle trilogie, nous voilà plongés (à nouveau) dans un conflit politique puis armé. À nouveau Léia est à la base de tout, son pouvoir de Présidente mis à mal, elle doit garder la face et choisir entre sa confiance éternelle vis à vis de peuple (soit disant) pacifiques ou écouter ses conseillers et son état major. ici, se sont les Yevethas, anciens esclaves de l’Empire ayant récupéré la technologie avancée des super armes, qui se sentent pousser des ailes au point de prétendre récupérer des territoires et planètes par la force.

En parallèle, Luke, en quête de solitude, est rejoint par Akanah, une fallanassi à la recherche de son peuple. Usant de stratagèmes plus ou moins efficaces (notamment en faisant croire à Luke que sa mère est l’une d’entre eux) elle réussira à l’emmener dans un périple compliqué, de planète en planète. Outre le fait que ce récit est complètement incohérent avec le reste de la continuité et l’histoire de Padmé Amidala, cette partie du récit est presque inintéressante. Luke se montre inutile, peu ambitieux, concentré sur sa seule volonté de fuir les sollicitations extérieures. Une partie qui selon moi, aurait pu être beaucoup plus courte.

On peut aborder également le petit récit qui se concentre sur Chewbacca et son fils. Tout cela débute dès les premières pages du premier tome… puis plus rien jusqu’au premières pages du dernier. On y voit un Chewie père, en pleine initiation auprès de son fils qui est en passe de devenir adulte. Mais forcément, ça ne se déroule pas comme prévu. Le wookie est appelé, en urgence, pour sauver son ami, celui pour qui il a une dette à vie : Yan Solo. Il est suivi de son fils et de deux autres membres de sa famille. Ensemble ils iront libérer l’ancien contrebandier aux prises des Yevetahs. Et il faut avouer que ça tape fort ! Très fort !

Et je terminerai avec le récit LE plus intéressant des 3 romans : l’escapade de Lando Calrissian. À la poursuite d’un vaisseau étrange, Lando va se retrouver, aux côté de Lobot, 6PO et D2, à l’intérieur même de cet artefact organique et conscient. Pas de pilote, pas d’équipage, rien qu’un vaisseau autonome construit dans une matière des plus mystérieuse et détenant un armement puissant. J’ai vraiment aimé ce « sous récit » qui m’a rappelé assez souvent un autre roman Star wars : Planète Rebelle de Greg Bear.

L’ensemble de cette trilogie est plutôt mou, l’écriture un peu laborieuse par moment avec un découpage en chapitres des plus… comment dire… aléatoire. Et les nombreuses fautes d’orthographe finissent de vous gâcher le plaisir. Mais le récit centré sur Lando relève le niveau, heureusement. On est en droit de se demander pourquoi il n’a pas été l’occasion d’un roman dédié vu qu’il n’y a (quasiment) aucune attache avec le reste des intrigues. Dommage…

Un autre point sympa : les illustrations de couverture du non moins fameux Drew Struzan.

Tout ça pour dire que si vous n’êtes pas un inconditionnel de l’univers Star Wars, cette trilogie, passez votre chemin malheureux ! 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *