La cité de la perle – Les guerres Wess-Har Tome 1, de Karen Traviss

Avant ce roman, je ne connaissais le travaille de Karen Traviss que par ses romans de la série « Commando de la République » issue de l’univers Star Wars. 5 romans de SF militaire que j’avais beaucoup aimés : une intrigue forte malgré les contraintes d’écriture liées à Star Wars, des personnages profonds et attachants, et des décors tous plus palpables les uns que les autres. Alors quand un ami m’a conseillé ce premier tome, je n’ai pu résister à l’envie de voir de quoi elle était capable sans contrainte.

Couverture de la cité de la perle

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Nous sommes en 2299. Shan Frankland est flic « environnemental » et lutte contre le bio terrorisme. Appelé pour une mission hors norme, elle va rejoindre une équipe composée de Marines et de scientifiques. L’objectif ? Atteindre la planète Cavanagh 2 et prendre contact avec une colonie humaine qui ne donne plus signe de vie depuis des années. À plusieurs dizaine d’années lumière de la Terre, ces colons sont désormais sous la houlette (surveillance ? Protection ? ce n’est pas très clair) d’un gardien extraterrestre Wess’har : Aras. Pour ce dernier, la préservation de l’environnement et de l’écosystème d’une planète est une priorité. Quitte à éliminer un peuple entier…

Comme à son habitude, Traviss prend son temps pour décrire ses personnages et les relations de chacun. Tout est fait pour que le lecteur porte de vrais sentiments (bon ou mauvais) sur les différentes personnalités qui vont composer le tableau. Ici, elle s’attarde sur les passagers en provenance de la terre selon leur statut (militaires et scientifiques), mais ne prend pas, selon moi, assez le temps de développer les caractéristiques physiques et intellectuelles des peuples extraterrestre. Je pense notamment aux Bezeri et Isenj qui auraient pu recevoir un traitement plus travaillé. Même les colons sont très peu présents. Karen Traviss n’apportant d’importance qu’à Josh, le descendant de celui qui aura été capable d’être l’ami d’Aras.
Un premier tome qui prend le temps également de poser les bases d’un univers riche : planète et lune, contexte historique, religion et coutumes, et j’en passe. Ce qui crée une première moitié de roman assez longue et laborieuse par moment.

Heureusement, Traviss se reprend dans la seconde partie et monte pièce par pièce une atmosphère à couper au couteau entre colons, gardien, scientifiques et Militaires. Frankland se retrouvant bien malgré elle au beau milieu de tout cela. Et puis tout bascule. Un dérapage, une consigne pas respectée, un peuple meurtri… Shan doit prendre LA décision qui permettra (ou non) de faire retomber la pression.

Au final je n’ai pas été déçu par ce premier tome, malgré les lenteurs du début. Au contraire. J’ai vraiment apprécié le trio de fortes personnalités : Aras, le guerrier Wess’har inébranlable, Shan, la flic qui en a vu des vertes et des pas mûres, et Lindsay, Marine déterminé. S’ajoute à cela, le fait que l’auteure aborde un grand nombre de thématiques forcément contemporaines. L’écologie, bien évidemment, et la protection de l’environnement est à la base de tout. Mais elle aborde aussi l’extrémisme, la peur de la différence, le génocide,… et l’idée que l’humain se fait de sa soit disant supériorité. Et puis il y a cette réflexion latente, ce questionnement sur notre capacité ou incapacité à se donner des limites pour sauver quelqu’un, sauver sa peau ou protéger son environnement.

À suivre donc avec le tome 2 : Transgression.

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