Janua Vera, de Jean-Philippe Jaworski

Ça faisait un petit moment que je voulais lire ce recueil. Depuis la lecture d’une très belle nouvelle de Jean-Philippe Jaworski pour être exact. C’est l’envie d’autre chose, de sortir du Space Opera et du thriller qui m’a finalement fait ouvrir Janua Vera. Et quelle belle idée j’ai eu là !

livre-janua-vera-641Né du rêve d’un conquérant, le Vieux Royaume n’est plus que le souvenir de sa grandeur passée. Une poussière de fiefs, de bourgs et de cités a fleuri parmi ses ruines, une société féodale et chamarrée où des héros nobles ou humbles, brutaux ou érudits, se dressent contre leur destin. Ainsi Benvenuto l’assassin trempe dans un complot dont il risque d’être la première victime, AEdan le chevalier défend l’honneur des dames, Cecht le guerrier affronte ses fantômes au milieu des tueries. Ils plongent dans les intrigues, les cultes et les guerres du Vieux Royaume. Et dans ses mystères, dont les clefs se nichent au plus profond du cœur humain.

Avec 8 nouvelles, Jean-Philippe Jaworski nous transporte en pleine fantasy médiévale, au Vieux Royaume. 8 récits éparses, relatant des événements d’époques et de lieux différents. 8 textes centrés sur des personnages à l’identité marquée, très différents les uns des autres. Ils peuvent être force de la nature, femme de pouvoir, enfant ou simple scribe, leur point commun est qu’ils sont très vite inoubliables.

Alors je ne vais pas faire dans l’originalité ni m’étaler vu le grand nombre de chroniques dithyrambiques déjà présentes sur le net. Jaworski est un grand conteur ! Son style, sa poésie, son univers, tout contribue à une certaine évasion comme j’en avais rarement vécu. Ce sont des textes touchants, souvent sombres, parfois drôles, mais à chaque fois ils se ont avérés être de vraies parenthèses, comme des bulles englobant le lecteur. J’ai été littéralement plongé en plein Vieux royaume et je ne pense pas me tromper en disant que c’est la première fois qu’un auteur de fantasy réussit à me passionner à ce point. Maintenant je n’ai qu’une hâte : lire Gagner la guerre et retrouver Benvenuto.

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