Ender : Préludes, d’Orson Scott Card

J’ai lu La stratégie Ender il y a bien 3 ou 4 ans, juste avant la sortie de l’adaptation ciné (pas mauvaise). Ça avait été un gros coup de cœur. Mais je ne sais pour quelle raison je n’ai jamais lu la suite. Alors quand j’ai vu que J’ai Lu, par le biais des Nouveaux Millénaires, sortait les nouvelles préquelles, j’y ai vu une belle occasion de me replonger dans cet univers.

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« Le sort d’un héros de guerre n’a rien d’enviable. Envoyé dans l’espace dans le seul but de revenir à temps pour contrer la deuxième offensive des doryphores, le commandant Mazer Rackham a dû abandonner femme et enfants. C’est le prix à payer pour offrir à l’humanité une infime chance de survivre à une nouvelle confrontation. Mais cela suffira-t-il ? Ce n’est pas l’avis du lieutenant Graff, qui, sur Terre, tente de mettre en place un programme de recrutement et de formation des plus brillants esprits que compte la planète. Le futur sauveur de l’espèce humaine figure sans nul doute parmi les candidats. Ce sera peut-être Bonito, s’il arrive à échapper à l’amour écrasant de son père ? Han Tzu, le petit génie dans sa prison dorée ? Ou Zeck, le jeune fondamentaliste chrétien ? Il en est un qui semble cependant les surclasser tous, un petit garçon qu’on surnomme déjà Ender? »

Sur les 5 nouvelles qui composent ce recueil, seule 2 nous emmènent vraiment par delà les étoiles. La première, aux côtés de Mazer Rackham, et la dernière, à l’école de Guerre et où Ender fait une petite apparition.

5 nouvelles inégales je trouve, que ce soit dans le sujet ou l’ambiance dépeinte par l’auteur. Mais on retrouve avec plaisir bons nombre de personnages comme Rackham, Graff (plus jeunes bien sur), Ender ou son frère Peter. Personnage étrange par excellence.
Card nous donne des pistes, des compléments à l’histoire originale. Ainsi, dans la première nouvelle,  on apprend que Mazer a préféré se retirer, loin de tout, suite à sa victoire sur les doryphores. On y voit un Graff tentant de convaincre son champion de l’aider dans la création d’une école de maîtres de guerre. L’auteur aborde le thème du sacrifice d’une manière très judicieuse.

Les deux nouvelles suivantes se concentrent sur deux enfants Bonito, Han Tzu et Dink. Trois enfants qui devront incorporer l’école  et donc l’effort de guerre. L’un en sera convaincu le second le fera un peu malgré lui (encore que…) et le troisième fera tout pour en repartir. 3 histoires intéressantes mais un peu légères sur le fond.

L’ensemble des textes est cohérent et la plume de Card est toujours aussi agréable et fluide. Les lecteurs habitués y retrouveront leurs repères (et seront peut-être déçus) et les nouveaux arrivés pourront avoir un avant goût de cet univers SF. Mais ce n’est certes pas avec ce recueil que vous pourrez prendre la pleine mesure de cette saga.
De mon côté je reste un peu frustré, l’impression d’avoir raté quelque chose ou simplement d’avoir peut-être trop espéré retrouver la verve du premier roman. Mais je ne reste pas sur cette impression, j’ai d’ors et déjà acheté le second tome et le premier de la saga des ombres 😀

Ah une dernière chose, j’ai  trouvé cette couverture très belle. Ça a beau être un montage de 3 (ou 4) photos issues de banques d’images en ligne, elle est très bien réalisé. Cohérente avec l’image que je me fais de l’univers d’Ender. L’émotion est présente et l’imagination chatouillée. une réussite.

Une petite lecture Space Op qui entre le cadre des challenges de Lhisbei et de Xapur.

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2 réflexions sur “ Ender : Préludes, d’Orson Scott Card ”

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