De vagues et de brume, de Jean-Pierre Andrevon

Cette année le Festival L’Échappée noire, organisé par ma « chère et tendre », a pour thématique la science, et pourquoi pas lorsqu’elle est fiction. Il lui fallait donc, pour la préparation, lire des textes de SF tirant vers le noir et abordant des sujets comme la robotique ou le monstrueux. Lui donnant un petit coup de main, j’ai lu pour l’occasion cette novella de Jean-Pierre Andrevon.

couv-vague-brume« An 2248. Lucy Liu est enquêtrice au Service des personnes disparues de la Nouvelle Fédération mondiale, constituée sur les ruines de la civilisation industrielle mise à mal par les catastrophes climatiques des XXIe et XXIIe siècles. La jeune femme, moitié chinoise, moitié française, formée dans un ashram du Tibet, possède un don lui permettant d’accéder à l’esprit de toute créature vivante. Sa mission : retrouver Josserend Mulstein, généticien de renom chassé de son laboratoire parce qu’il s’y livrait à des recherches interdites sur le génome humain. Or Mulstein a été localisé dans le cercle de San Juan, conglomérat d’îlots semés le long de la côte ouest des ex-Etats-Unis à la suite de l’effondrement de la faille de San Andreas. Là, Lucy trouve une société d’îliens primitifs qui semblent se livrer à la chasse à d’étranges créatures marines hantant les récifs. Y a-t-il un lien avec Mulstein et ses recherches ? La vérité risquera de coûter la vie à Lucy, tandis qu’un ouragan gigantesque se déchaîne… »

La thématique de ce roman n’a rien d’innovant, j’en conviens. Un savant reclus sur une île qui procède à des expérimentations douteuses sur l’Homme… tout nous fait penser à de nombreux romans dont le plus emblématique : L’île du Dr Moreau de H.G. Wells.
Mais De vague et de brume, de part sa forme, une novella très courte de 150 pages, permet un récit tendu et dynamique et qui va comme un gant au récit d’Andrevon. Un récit qui, en peu de pages, va traiter de nombreux sujets comme la différence de culture et de mœurs ou encore le lien entre le créateur et sa création.

Ce que j’apprécie dans l’écriture de Jean-Pierre Andrevon, réside surtout dans sa capacité à décrire, en peu de mots, de manière assez poétique, les lieux, qu’ils soient paysages, grands espaces ou petite cahute intime. Le prologue, qui jongle avec une certaine noirceur, en est un bel exemple.
J’ai beaucoup aimé cette novella justement grâce à cette écriture. Pourtant, j’ai eu beaucoup de mal avec le nom du personnage principal, l’enquêtrice Lucy Liu. Dur de projeter une quelconque image sur un personnage alors qu’il porte le nom d’une actrice américaine bien connue… mais ce n’est vraiment qu’un détail et je m’en suis détaché très rapidement heureusement.

De vagues et de brume est un petit roman qui se lit extrêmement vite et avec lequel vous passerez un moment très agréable, j’en suis certain. 😉

summer-short-stories-sfff-saison-2
Huitième lecture du S4F3 saison 2

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *