Crépuscules et Cendres, de Thierry Di Rollo

 Cela fait un petit moment que j’avais ces deux recueils de Thierry Di Rollo, et un petit moment que je n’avais pas lu un texte de l’auteur. J’avais eu, coup sur coup, deux coups de cœur lecture avec ses romans Drift et Préparer l’enfer. La préparation du Festival l’Échappée noire présentait une belle occasion de me jeter à nouveau dans l’univers « Dirollien » comme disent certains 😉

cendres_crepuscules_thierry_di_rollo4e de couverture de Crépuscules : « En six nouvelles, il nous entraîne dans des futurs qui déchantent et qui interpellent. Vous visiterez les mines de la planète Loren III, découvrirez d’étranges hippopotames chercheurs d’or, assisterez à des crucifixions puis, dans un autre récit, à l’étrange résurrection de cadavres… »
4e de couverture de cendres : « Bienvenue dans des lendemains qui déchantent. En quatre nouvelles aussi noires que percutantes, Thierry Di Rollo nous fait visiter l’enfer. Celui d’un camp de réfugiés abandonné de tous. Celui d’un vieillard qu’on kidnappe sans raison. Celui d’un obsédé des Beatles qui rêve d’un voyage dans le temps. Celui, enfin, d’une jeune fille séquestrée pendant des années par un baron riche et puissant. Un futur qui n’est pas si éloigné du nôtre, à la fois cynique et dérangeant. »

Deux recueils donc, qui regroupent, au total, 10 nouvelles. Je ne traiterai pas de chacune d’entre elles, j’ai d’ailleurs eu un peu de mal avec les deux premières de Crépuscules, pourtant très orientées SF. Mais je vous parlerai surtout de coups de cœur qu’on été Jaune papillon et Les hommes dans le château. Deux récits dans lesquels l’homme est un loup pour l’homme, dans lesquels il n’y a plus d’espérance en l’humanité, deux récits durs, fatalistes et dérangeants il faut bien l’avouer.
Dans la première, c’est un clochard, kidnappé et mutilé qui rejoindra les rangs d’une énorme mascarade politicienne. Dans la seconde, on suit une jeune fille, en pleine course, poursuivie par des hommes et des chiens, dont on comprend rapidement qu’elle est la proie d’une partie de chasse. Peut-être le texte qui m’a le plus remué.

À noter également, Cendres, la nouvelle éponyme du premier recueil, qui nous projette au sein d’un camp dans un état plus que pitoyable dont on ne saura pas grand chose sur l’origine de ses « habitants ». Un récit surprenant, bouleversant à cause des échos qu’il provoque à sa lecture. Et enfin, je terminerai avec Seconde mort. L’histoire d’un vendeur de sex shop épris d’une prostituée boiteuse en fin de carrière. Un très beau texte, très triste.

Si Crépuscules m’a moins touché que Cendres, il est indéniable que le style de Thierry Di Rollo n’est pas sans me chambouler. Il y a comme un mélange de poésie, de mélancolie dans chacun de ses textes, tous plus sombres les uns que les autres. Certains textes seront plus ou moins accessibles c’est vrai, mais impossible de ressortir indemne de ses récits.

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