Chien du Heaume, de justine Niogret

Voilà un roman qui me faisait de l’œil depuis un moment. Et je dois avouer que j’ai longuement hésité avant de le lire car je ne suis pas un grand amateur de fantasy. Mais plus je lisais les avis de la blogo, plus j’avais l’impression de passer à côté de quelque chose d’incontournable. Alors quand j’ai vu ce petit bouquin bien mis en valeur chez mon libraire, je n’ai pas résisté plus longtemps.

51kwRQxGMTL._SX305_BO1,204,203,200_« On l’appelle Chien du Heaume parce qu’elle n’a plus ni nom ni passé, juste une hache ornée de serpents à qui elle a confié sa vie. La quête de ses origines la mène sur les terres brumeuses du chevalier Sanglier, qui règne sans partage sur le castel de Broc. Elle y rencontre Regehir, le forgeron à la gueule barrée d’une croix, Iynge, le jeune guerrier à la voix douce, mais aussi des ennemis à la langue fourbe ou à l’épée traîtresse. Comme la Salamandre, cauchemar des hommes de guerre… On l’appelle Chien du Heaume parce qu’à chaque bataille, c’est elle qu’on siffle. Dans l’univers âpre et sans merci du haut Moyen Age, loin de l’image idéalisée que l’on se fait de ces temps cruels, une femme se bat pour retrouver ce qu’elle a de plus cher, son passé et son identité… »

La première chose qui me vient à l’esprit lorsque je pense à ce roman c’est son côté extrêmement immersif. Et ce de manière assez troublante. Justine Niogret s’efforce de rendre son récit le plus concret possible. Et ceci passe aussi bien par le vocabulaire employé que par les situations vécues au quotidien par ses personnages. Rien d’ampoulé, pas de magie ni de faune étrange, simplement des personnages, forts, qui doivent survivre dans une époque ou même les saisons ne leur laissent pas de répit. L’auteure situe d’ailleurs la quasi totalité de son action au fil des hivers, plus rudes les uns que les autres.

Rude ! Voilà le second mot qui me vient en tête. Chien du Heaume est un roman très sombre, une histoire presque sans espoir.

Enfin, la quête identitaire. La recherche de ses racines ou de son passé est un sujet que j’ai toujours apprécié au fil de mes différentes lectures. Le mystère qui règne autour d’un personnage est souvent dû à son passé, à ce qui l’a construit d’année en année. D’autant plus si le personnage lui même ne se rappelle pas d’où il vient. Ici Justine Niogret pousse le bouchon et va jusqu’à donner le nom de Chien à son personnage principal. Rien de plus impersonnel que ce nom puisque même les chiens ont un nom. Finalement, Chien n’a réellement d’ami que cette hache qui, jadis, appartint à son père. Une hache qui est le seul lien avec son passé et surement son nom. Le point de départ de sa quête.

Comme je le disais au début (oui je me répète) le novice que je suis en matière de fantasy ne classerai pas ce roman dans cette catégorie. Pour moi il s’agit plus là d’un roman historique, moyenâgeux. Loin des clichés du genre. J’ai été très surpris par ce texte. Agréablement j’entends ! 😉

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