Breizh of the Dead, de Julien Morgan

Pour fêter leur 5 ans, les éditions Critic offraient un roman pour deux autres achetés. Belle occasion de découvrir un nouvel auteur, prometteur qui plus est !

Illustration de Xavier Colette
Illustration de Xavier Colette

Non mais vous avez vu cette couverture ?! Ce titre rappelant à la fois les plus gros succès « zombiesques » et cette très chouette illustration qui nous met tout de suite dans l’ambiance : scène désespérée avec nos deux héros (en contre plongée) entourés de créatures toutes plus hideuses les unes que les autres. Où est l’issue ? Une vraie réussite. Reste plus qu’à ouvrir le roman et plonger.

Florent et Stéphane se retrouvent, avec d’autres, au beau milieu d’une invasion de zombies. Florent et Stéphane s’aiment. Ils sont en couple depuis quelques temps maintenant quand l’épidémie commence. Et c’est d’ailleurs lors des présentations avec la belle famille que tout bascule : la Bretagne est envahie. Désormais ils devront survivre, résister, parmi les morts-vivants et, surtout, parmi les vivants.

J’ai lu ici ou là que l’auteur ne prenait pas le temps de dépeindre ses personnages. Et bien je pense justement le contraire. En très peu de pages, j’ai trouvé qu’on se faisait rapidement une idée des personnalités de chacun alors que les personnages sont nombreux. C’est ce qui fait toute la plus-value de ce récit : des personnages justes, ancrés dans une réalité qui nous dépasse. Et puis, franchement, rien que Gisèle et Job valent le détour !
Alors oui, l’intrigue rappelle énormément celle de la série phare de ces 4 dernières années. Mais d’un autre côté, avons nous d’autres références ? Populaires j’entends ! Je ne crois pas. Personnellement ça ne m’a pas gêné. Cela m’a peut-être même aidé à m’immerger plus encore dans le récit.

À mes yeux c’est un roman des plus plaisants, avec quelques défauts (pourtant pas nombreux) c’est vrai. Je n’en voit que deux qui me sont restés en mémoire : Le vocabulaire employé parfois trop élaboré et la « cartographie » exhaustive de la Bretagne. Malgré cela, la plupart du temps l’écriture est dynamique, et l’auteur alterne passé et présent via le chapitrage. Pas le temps de s’ennuyer. Il s’agit là d’un roman bourré d’humour et d’action, écrit par un auteur qui maitrise les codes du genre.

Mon seul regret : le papier à cigarette qui a servi pour la fabrication. Je sais bien que le livre était offert, mais tout de même. Un grammage légèrement plus fort aurait été appréciable.

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