Brèche dans l’espace, de Philip K. Dick

Le premier texte « dickien » que j’ai lu est Blade runner (Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?). J’étais à peine ado et bien loin d’appréhender l’ensemble du roman qu’il faudrait que je relise maintenant.  Puis ce fut au tour d’Ubik quelques années plus tard. Un choc ! C’est pour moi LE roman qui m’a initié à la SF et avec lequel j’ai pris une grosse claque. Depuis, je n’ai lu que des nouvelles, attiré par leurs multiples adaptations cinématographiques. Brèche dans l’espace est un achat « coup de tête » dû à la très sympathique couverture. D’ailleurs J’ai Lu fait super travail sur cette série.

Breche_dans_l_espace« Sur la fin du XXIe siècle, la Terre est surpeuplée et dix millions de cryos attendent déjà dans leurs congélateurs qu’on découvre pas trop loin du système solaire une planète suffisamment habitable pour qu’elle puisse les accueillir. En attendant, quelques-uns de ces cryos servent déjà, à leur insu – et contre toute légalité – de donneurs d’organes.
Ce qui ne va pas simplifier la tâche du candidat à la présidence des États-Unis, Jim Briskin.
Mais voilà qu’une faille apparue par accident dans un translateur – moyen de transport coûteux mais banal – semble donner sur un autre univers. Une brèche dans l’espace s’est ouverte sur un monde vierge et colonisable. Ou sur l’enfer. »

Brèche dans l’Espace est un roman dense, riche mais… trop court.
Je m’explique. En un peu plus de 250 pages Dick aborde la surpopulation, la cryogénie, le racisme latent, le premier homme de couleur à la présidence des États-Unis, l’échec des tentatives de terraformation des autres planètes du système solaire, les mondes parallèles, l’évolution, l’avortement, la prostitution délogée sur un satellite… et je passe sur toutes les thématiques secondaires.
Ce qui fait que le lecteur, au bout d’un moment, ne sait plus vraiment où donner de la tête. De mon côté, j’attendais Dick sur de nombreuses pistes possibles mais il en a été autrement. Tout ces thèmes auraient mérités d’être approfondis pour apporter plus de poids au récit et donc un peu plus de pages également… Et chaque changement d’intrigue entrepris, différent de ce que j’espérai lire, était pour moi une nouvelle déception.

Heureusement, j’ai trouvé que le récit n’avait pas trop souffert du temps. On sent bien que le texte date un peu, notamment dans le style, mais rien de perturbant. Et puis le fait de proposer un « col » à la présidence, lui donnerait presque un petit côté contemporain 😉
Voilà, une petite déception, certes, mais qui ne m’empêchera pas de lire (ou relire) d’autres romans de Philip K. Dick.

summer-short-stories-sfff-saison-2
Sixième lecture du S4F3 saison 2

 

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *