Bifrost 75

Nouvelle plongée (tardive) dans l’univers Bifrost avec ce numéro 75 dédié à Poul Anderson. Et ça tombe bien j’avais justement envie d’en savoir un peu plus après ma lecture de La main tendue lors du Summer Star Wars episode II.

Couverture Bifrost 75

Côté nouvelles, ce numéro de Bifrost nous soigne, ou en tous cas ME soigne, puisque j’ai bien apprécié les 4 récits proposés.
Deux sont de Poul Anderson, avec tout d’abord Tout voyage s’arrete. Norman Kane est télépathe. Solitude et mélancolie représentent son quotidien. Il vit sa vie par procuration, en « décortiquant » celles des gens qu’il croise, en s’immisçant dans leurs pensées. Lors d’un voyage en train il découvre l’existence d’une femme ayant les même prédispositions. Le problème : ils sont dans deux trains différents. Et s’il parvenait à la retrouver ? Un texte très court et beau.
In Memoriam est le second texte de Poul Anderson présenté ici. Un récit choc, très bien écrit. Une vision de la fin du monde et du dernier homme comme je n’en avais jamais lu auparavant. Un coup de coeur.

Jean-Marc Ligny est aussi de la partie avec un texte des plus contemporains : RealLife 3.0. Ou comment se faire happer dans un univers construit de toutes pièces quand la limite s’affine entre réalité et virtualité. Un récit intéressant mais qui m’a laissé un peu sur ma faim.

On reste dans le sujets des conséquences de l’ultra connectivité avec la nouvelle de Ken Liu, Fait pour être ensemble. J’avais déjà beaucoup aimé son récit issu du numéro 18 de Fiction alors retrouver cet auteur a été avec grand plaisir. Dans ce récit, Ken Liu nous dépeint une société ou le libre choix n’existe plus. La quasi totalité des personnes est désormais constamment connectée t à Tilly, sorte de mélange entre réseau social et IA, qui oriente voire décide à leur place. Un trait forcé de l’usage actuel des objets connectés. Un chouette texte !

La partie « Magazine », quant à elle, se concentre donc sur Poul Anderson. Auteur que je connais très peu mais que je vais m’empresser d’approfondir à la suite de ce numéro de Bifrost. Ici, ce sont surtout ces deux interviews, de 1979 et de 1985, et le portrait dressé par son ami et co-auteur Gordon Dickson, qui m’ont vraiment passionnés.

Le traditionnel Guide lecture me fait lister quelques références qui vient s’ajouter à la déjà (très) longue liste d’envies :

  • Zoo:Clinique, de Patrice Blouin
  • Zone 1, de Colson Whitehead
  • Aucun homme n’est une île, de Christophe Lambert
  • Moxyland, de Lauren Beukes
  • Le Voyageur, de James Smythe
  • Nous sommes tous morts, de Salomon de Izarra

Je terminerai avec  l’interview de Libraire toujours aussi intéressante. Cette fois-ci direction l’Alsace, où l’équipe de Bifrost a rencontré Laurent Ramon de la librairie Galaxy-bis où l’on ne vend que de l’occasion ou du neuf issu de petites maisons d’édition dévouées. On aurait presque envie d’aller à Strasbourg simplement pour la faire la rencontre de cet homme au grand cœur.

Lire aussi les chroniques du Dragon Galactique et de Xapur

Une réflexion sur “ Bifrost 75 ”

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