Bifrost 66

Aller, hop, je solde les différents numéros de Bifrost récupérés à la bibliothèque de quartier avec le numéro 66. Numéro consacré à Isaac Asimov, emblème de la SF du XXe. Après deux numéros plutôt moyens (selon mes critères bien entendu), je termine mon petit run avec un opus vraiment sympa.

Couverture Bifrost 66

Tout d’abord, les nouvelles. Au nombre de 3 cette fois-ci, dont 2 sont d’Asimov et inédites ! On commence avec le texte hommage Les robots, de Cory Doctorow. Une nouvelle assez longue, rondement menée, agréable à lire, qui se concentre sur un flic quitté par sa femme, ayant récupéré la garde de sa fille,  parano et possessif. C’est aussi une histoire de robots, bien évidemment, qui met en balance les principes (les 3 règles), énumérés par Asimov, avec la possibilité de « modèles » dotés d’une sensibilité, d’une émotion.
Suivent les deux nouvelles inédites. La première, Quel dommage !, ne me restera pas vraiment en mémoire. Un texte qui mêle robotique et miniaturisation. Sympa mais sans plus. La seconde, Les visions du robot, plus dans le canon que je me fais d’Asimov, allie la thématique du voyage temporel à celui de la robotique. Un texte ironique et plaisant, avec une chute quasi attendue malgré une intrigue bien construite.

Suit l’habituelle guide de lecture et MON habituelle liste de course :

  • Et pour quelques gigahertz de plus, d’Ophélie Bruneau
  • Destination univers, de Debats & Dunyach
  • Complexe T1 et 2, de Bretin & Bonzon
  • Little brother, de Cory Doctorow (Jeunesse)
  • AD Noctum, de Lamarque & Portrait

Pour ce numéro Bifrost donne la parole à un libraire sans langue de bois. Un passionné qui a eu le courage de plaquer une carrière professionnelle toute tracée pour ouvrir une librairie spécialisée.
Un rêve pour moi, mais Chhht !

Un dossier sur Asimov des plus intéressant. Le vrai plus résidant dans les 3 papiers écrits, il y a quelques années, par Asimov Himself. Il exprime alors sa vision sur ses deux cycles majeurs (Fondation et Les robots) ainsi qu’un point de vue sympa sur ce que doit être une intrigue. Comme pour le numéro consacré à Ray Bradbury, le guide de lecture m’a fait découvrir des facettes de l’auteur que je ne connaissais pas, notamment avec ses recueils de nouvelles policières. Par la même occasion j’en tire quelques ajouts pour ma « Wishlist » : Prélude à Fondation, Cailloux dans le ciel et Quand les ténèbres viendront (chez Lune d’encre depuis le 4 juin). Seul point négatif de ce dossier : la biographie. Bien trop courte, à mon avis, pour un monument de la SF tel qu’Isaac Asimov. On notera aussi le ton un peu revêche par moment des rédacteurs.

Roland Lehoucq s’attarde cette fois-ci sur le sujet de la psychohistoire. C’est bien la première fois que je reste imperméable à une analyse du bon professeur… dommage.

Parlons peu, parlons couv’ !

Que dire de cette couverture ? Personnellement je la trouve très réussie. C’est pour moi un bien bel hommage à Asimov que de mêler son portrait à celui d’un robot, de personnifier la SF par un des grands noms du genre. Impossible de ne pas reconnaitre Asimov avec ses grosses lunettes et ses « rouflaquettes ». Et puis faire une couverture sous la forme d’un portrait est une idée géniale quand on sait à quel point l’auteur était egocentré. Pour moi c’est un sans faute aussi bien dans la réalisation que dans le propos.

 

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