Bifrost 65

Je continue mon petit « run Bifrost » avant de me lancer dans le Summer Star Wars. Cette fois-ci, c’est le numéro dédié à Christian Léourier dont il s’agit. J’avais envie d’en savoir un peu plus sur cet auteur depuis ma lecture du numéro 72.

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Ce Bifrost fait le plein de nouvelles puisque 4 auteurs sont au sommaire. 4 nouvelles issues de la Sf et de la Fantasy. 4 nouvelles dont l’intérêt m’a été tout relatif.

Nina Kiriki Hoffman ouvre le bal avec L’avenir du marché des souvenirs.  Un texte court qui pourrait faire penser, par la thématique,  à l’univers Dickien. Une jeune femme, ayant la possibilité de mémoriser tout ce qu’elle vit et voit, est utilisée par une firme pour la revente de ses souvenirs sous forme de « shoot » de quelques minutes. Intriguant et sympathique, presque trop court.
Vient ensuite le texte que j’attendais : La Source de Christian Léourier. Un texte issu de l’univers de Lanmeur, avec une écriture riche, nous transportant sur une planète dont le peuple est « étudié » par une sonde discrète. Je me suis régulièrement demandé où Léourier voulait nous emmener au fil de cette lecture… et je pense que cela vient du fait que je ne connais rien au Cycle de Lanmeur. Malgré le plaisir que j’ai pu avoir à le lire, je pense que je n’ai pas pleinement pris la mesure de ce texte.
Autre texte issu d’un univers plus grand, L’éclaireur de Thierry Di Rollo. Et c’est là que le bas blesse. Ce texte ma profondément ennuyé. De là vous dire pourquoi… aucune idée. Ce qui m’inquiète d’ailleurs car je viens de me procurer son dernier roman : Drift. À suivre donc.
On termine avec une nouvelle que j’ai trouvé fort sympathique, plutôt bien écrite avec une thématique, certe classique, du triangle amoureux amenée de façon originale en intégrant une Intelligence artificielle de forme humaine et féminine . Il s’agit là d’Essai à froid d’Eric Brown. Le texte vers lequel je porte ma préférence pour ce numéro de Bifrost.

Les rubriques habituelles prennent la suite. Avec un Guide de lecture fructueux qui vient alourdir ma liste d’envies :

  • Je ne suis pas un Serial killer, de Dan Wells
  • Boire la tasse, de Christophe Langlois
  • Eternity Incoporated, de Raphaël Granier de Cassagnac
  • Wastburg, de Cédric Ferrand
  • L’entité 0247, de Patrick Lee
  • Le sang des immortels, de Laurent Genefort
  • Vertige, de Franck Thilliez
  • Creation, de Johan Heliot

La longue interview de Christian Léourier ne m’a pas laissé indifférent. J’ai vraiment découvert un auteur incontournable, essentiel dans le paysage français de la littérature de l’imaginaire. Son analyse du contexte (et pas seulement historique ni conjoncturel) semble très juste et on comprend assez vite pourquoi il voue désormais son imagination à la littérature jeunesse. Un auteur à suivre !

Je terminerai avec l’analyse, du non moins fameux Professeur Lehoucq, de la potentielle fin du monde de 2012. Alors oui, je pars en connaissant la fin de l’histoire, puisque j’écris ce billet le 1er juin 2014 et qu’il n’y a pas eu l’ombre d’un cataclysme depuis le 21 décembre 2012. Me voilà donc rassuré. Ici il étudie le calendrier Maya, la place des planètes dans notre système solaire, du trou noir au centre de notre galaxie et le réchauffement de notre chère Gaïa. Un très bon moment de lecture.

Parlons peu, parlons couv’ !

Je n’avais encore jamais vu une couverture aussi peu lisible. On a vraiment du mal à distinguer de quoi il s’agit, de quoi veut nous parler Simon Goinard, l’auteur. L’illsutration est très (trop ?) graphique, peut-être trop sombre aussi. ce sera bien la première fois que les accroches et titres prennent le dessus dans le cas d’une couverture de Bifrost.

 

 

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