Bifrost 61

Le jeune padawan de la SF que je suis a eu beaucoup de mal avec ce numéro de Bifrost. Pourtant la couverture était alléchante. Aussi bien par son accroche que par son illustration. Malheureusement ça n’a pas suffit…

Couverture du Bifrost 61

J’étais en train de « faire mon marché » sur la page dédiée à Bifrost sur le site du Bélial, lorsque je suis tombé sur cette couverture, superbe et très engageante. À lire le titre du dossier, on se rend bien compte de l’ambition : nous aurons donc droit à « un état des lieux du genre ». De quoi nourrir ma (re)découverte (tardive, je sais) de la SF.  Le sommaire devant les yeux, je découvre que le dossier se compose essentiellement de plusieurs interviews d’éditeur à multiples casquettes (celle d’auteur entre autre).  Ah… Donc pas d’article de fond, pas d’enquête. Tant pis, je me lance…

… et finalement j’en ressors assez mitigé. Mitigé parce que j’ai l’impression qu’on ne me parle pas à moi, le novice, le jeune padawan dont je parlais au début de ce billet. J’ai vite été dépassé par les références et l’analyse du contexte actuel (pourtant très intéressant). J’ai néanmoins appris énormément de choses, pris quelques notes même (si si je vous assure), mais ça ne m’a pas donné les fondamentaux que j’attendais en ouvrant ce Bifrost.

Et puis il y a les deux nouvelles, deux textes inégaux dans l’intérêt que j’ai pu leur porter.

Tout d’abord, la nouvelle de Peter Watts : L’Île. Un texte très technique, très scientifique, très « Hard SF ». Résultat il a fallut que je relise plusieurs fois les même passages pour en comprendre le sens. Autant dire tout de suite que ce n’est pas vraiment ce que j’attends d’un roman, qu’il soit issu de la SF ou non d’ailleurs. J’aime être porté par un récit, m’évader et ne pas avoir à intellectualiser ou analyser la moindre ligne. Pourtant l’intrigue démarrait bien avec son petit coté Space Op’ sympathique. Dommage.
Le second texte, Le paradoxe de Grinn,  m’a plus touché. Tout d’abord par le style et le rythme que lui donne Thierry Di Rollo. J’ai trouvé l’écriture très sereine, paisible, malgré la dureté des événements par moment. S’ajoutent à cela les 2 personnages principaux, Falstaff Yorg et D. Lan Grinn, qui rayonnent par leurs statuts respectifs. L’un est immortel, l’autre un grand scientifique. Avec pour finir un final plutôt cynique, quasi jouissif. Bref, un bon moment de lecture qui me donne vraiment envie de connaitre un peu plus le travail de Thierry di Rollo.

Suit ensuite le guide de lecture habituel. En ressortent quelques livres qui viennent rejoindre la fameuse « WishList » :

  • Dimension Brian Stableford, de Brian Stableford
  • Voraces, de Oisin Mc Gann (Jeunesse)
  • Corpus delicti, de Julie Zeh
  • Drone, de Neal Asher
  • L’écorcheur, de Neal Asher

Dans ce numéro, le professeur Lehoucq nous parle des matières, que dis-je, des « super » matières imaginées par les différents auteurs au fil de ans. Il s’amuse à les décortiquer et forcément à les remettre en question par des calculs plus savants que les autres. Encore une fois, ce fut passionnant.

Un numéro qui ne restera donc pas longtemps dans ma mémoire. Plutôt inégal selon mes envies et mes goûts du moment.

Parlons peu, parlons couv’ !

C’est peut-être pour moi LE point positif de ce numéro 61. Manchu réalise ici une très belle illustration de couverture. Et c’est d’ailleurs elle qui m’a donné l’envie de le lire. Sur le forum du Bélial on découvre les 8 propositions de Manchu, 8 concepts déjà très aboutis qui ont surement rendu le choix définitif assez compliqué.
Je me permets, ci-dessous, de vous mettre l’évolution de l’esquisse à l’illustration finale. J’aurai adoré voir plus d’étapes intermédiaire, mais c’est suffisant pour avoir une idée de la démarche.
Superbe, non ?

Esquisses et illustration de couverture du Bifrost 61

pour en savoir plus :
Le blog de Manchu

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