Annihilation, de Drew Karpyshyn

J’ai connu Drew Karpyshyn avec la trilogie Dark Bane, seigneur noir à l’origine de la règle des deux dans la doctrine Sith. Et c’est aussi avec cet auteur que j’ai commencé à entrer dans l’Univers étendu Star Wars.  Drew Karpyshyn est aussi, depuis quelques années, parmi les scénaristes officiels du jeu TOR (entendez The Old Republic). À ce titre il signe 2 romans issus de cet période : Revan (2011) et Annihilation qui fait l’objet de ce billet.

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Satele Shan, Grand maitre Jedi, a eu un fils : Theron Shan. Malgré sa filiation, ce dernier n’est pas sensible à la Force, ou en tout cas, pas assez pour être en capacité à devenir Jedi à son tour. Agent à la solde du SRS (Service des renseignements de la République) il va devoir, aux cotés de Gnost Dural, maitre Jedi, détruire une des plus grandes nouvelles menaces que l’empire, affaiblit, ait pu concevoir : le Haute Lance.

Annihilation se situe 3 ans après Alliance Fatale et 13 ans après Complots et se trouve, quasiment, dans la suite directe du comics Soleils perdus. Avec ce nouveau roman, Karpyshyn signe un roman d’espionnage assez bien ficelé et surtout très rythmé dès les premières pages. Un début en fanfare qui servira de présentation avec Theron, le personnage principal.

Karpyshyn est connu pour ne pas utiliser trop de personnages dans ses récits. C’est le cas ici encore une fois. Préférant se concentrer sur les événements qui les lient et l’action. Alors bien sur on pourrait regretter que l’auteur n’ait pas poussé un peu plus la psychologie de son personnage, son histoire,… mais ce qu’il ne fait pas ici, il le fait (ou en tout cas l’amorce) avec les personnages de Jace Malcolm et de Satele Shan. Malgré tout, avec 400 pages, il y a des moments où il est difficile de tout raconter. À mes yeux c’est peut-être là la seule faiblesse du roman.

N’étant pas un joueur, je ne connais cette période que par le biais des romans. Il y a donc surement des choses qui m’échappent. Cependant, au fil des 4 romans déjà parus en France, dans cette période de la Saga, je reste plutôt surpris qu’il n’y ait pas plus de décalages technologiques avec la période dite « classique ». Elles sont censées être séparées par 3500 ans, ors la quasi totalité des sciences et technologies sont déjà utilisées. Rien ne montre une quelconque rupture, même pas le contexte politique puisqu’à nouveau il s’agit de l’empire et de la république. Tout ceci me rend un peu perplexe.

Un petit coup de gueule pour terminer. Depuis 2 ou 3 romans, les traductions Star Wars sont à nouveau de plus en plus bâclées : mots manquants, coquilles, fautes d’orthographe… Il va vraiment falloir qu’Univers poche (Groupe comprenant Pocket et Fleuve noir) se ressaisisse et se mette à respecter un peu ses lecteurs.

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