A666, de Guillaume Pipon

Cela fait plus d’un an maintenant que j’avais dans l’iPad ce petit roman feuilleton paru entre le 17 juin et le 18 juillet 2013. Je dis petit car l’intégrale ne fait que 120 pages. Comptez donc une quinzaine de page par épisode numérique. Je ne sais pas trop pourquoi je ne l’ai pas ouvert avant. En tous cas c’est plutôt une bonne surprise.

Couvertures-A666

À quelques semaines de sa majorité, Vince part encore en vacances avec sa sœur et ses parents. La liberté n’est donc plus très loin et il a décidé d’accélérer le pas en s’éclipsant lors d’un arrêt « pipi » sur une aire d’autoroute. L’objectif : rejoindre le festival des Vieilles charrues à moto avec deux potes. Malheureusement tout ne se passe pas comme prévu, alors qu’il est sur le point de toucher au but et de se débarrasser de son pot de colle de sœur, son père disparaît. On ne retrouvera que son portable taché de sang.

Deux éléments forts font que ce roman défile devant vos yeux sans vous en rendre compte : L’humour très fin du personnage de Vince et l’intrigue bien ficelée.

La structure du polar est respectée (peut-être de manière un peu trop académique), Guillaume Pipon se permet même de petits « Cliffhanger » à la fin de chaque épisode, et les personnages sont attachants. Qui n’aurait pas envie de vivre de telles aventures si terribles soient-elles ? D’être dans la peau d’un Vince courageux et téméraire ? De monter sur une moto à près de 150 km/h essayant de rattraper une voiture ? De suivre votre instinct pour retrouver votre père ?

On s’identifie facilement à tous ces personnages qui semblent très proches du lecteur vu que le roman est écrit à la première personne. Le quatuor d’ados fonctionne bien ainsi que la mère un peu névrosée. Les grands parents viennent compléter le tableau sans jamais tomber dans le cliché. Seuls les gendarmes paraissent un peu légers (sans mauvais jeu de mots). Tout est fait pour que le lecteur se sente bien et qu’il engloutisse les quelques pages. Ça donc été, pour moi, un bon moment de lecture.

Alors oui, c’est encore perfectible, ce n’est pas un GRAND polar, mais l’humour constant et l’absence de scène un peu sanguinolentes feraient de ce petit récit un très bon roman pour ados. Et ce n’est pas péjoratif ! c’est un vrai compliment 🙂

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