Quai des enfers, Ingrid Astier

« Ce blog est complètement décousu ! » Oui vous avez raison. Pour la simple et bonne raison que je cherche le bon format. Celui qui ne me prendra pas trop de temps mais qui me permettra tout de même de continuer cette chouette aventure. Alors pour le moment j’alterne entre bilans et avis uniques, je ne m’oblige plus à tout chroniquer et je ne me force plus à lire un roman qui ne m’emballe  pas dès le première moitié. Je reviens à l’essentiel : le plaisir.

Allez hop on revient à nos moutons !

Quai des enfers est un roman que j’avais acheté et fait dédicacer par l’auteur pour un cadeau, lors du Festival l’Échappée Noire de Grenoble. Je me rappelle une belle rencontre mais je n’avais, malheureusement, pas pu me rendre à la soirée de clôture.

« Paris, l’hiver. Noël s’approche avec l’évidence d’un spectre. Au cœur de la nuit, une barque glisse sur la Seine, découverte par la Brigade fluviale à l’escale du quai des Orfèvres. À l’intérieur, un cadavre de femme, sans identité. Sur elle, la carte de visite d’un parfumeur réputé. Une première dans l’histoire de la Brigade criminelle, qui prend en main l’enquête, Jo Desprez en tête. Mais quel esprit malade peut s’en prendre à la Seine ? Qui peut vouloir lacérer ce romantisme universel ? Exit les bateaux-mouches et les promenades. Le tueur sème la psychose : celle des naufrages sanglants. Désormais, son ombre ne quittera plus le fleuve. S’amorce alors une longue descente funèbre qui délivre des secrets à tiroirs. Jusqu’à la nuit, la nuit totale, celle où se cache le meurtrier.
Pour le trouver, nul ne devra redouter les plongées. À chacun d’affronter ses noyades. »

Je n’avais pas forcément de grandes attentes de ce roman, ne connaissant pas du tout le travail d’Ingrid Astier. J’étais plutôt en mode « découverte. Et puis, comme l’indiquait la couverture, je pensais être dans les pages d’un Thriller.J’avançais en terrain connu.

Tout compte fait, Quai des enfers est un polar à la construction assez classique, un polar à l’ancienne. Un roman dans lequel l’auteur s’applique (peut-être un peu trop) à respecter les canons du genre.

L’autre point, qui selon moi aurait eu besoin d’être travaillé, réside dans les descriptions et les digressions répétées. En effet, tout le vocabulaire lié au parfum et à la cuisine est des plus intéressants, parfois même passionnant, mais à la longue (près de 500 pages tout de même) ça lasse. De même que les nombreuses histoires imbriquées qui m’ont fait pas mal rager, notamment sur la fin. Imaginez, vous êtes dans une partie importante, l’auteur distille des informations et n’arrête pas de changer de discussion pour dévier vers des explications alambiquées sur tel ou tel période de la vie d’un personnage, la liste exhaustive des berges et des ponts de Paris… Dur.

Malgré tout je me suis laissé porter et berner au fil des pistes laissées par Astier. La plume est là, à n’en pas douter.
Le tout porté par des personnages attachants. Que ce soit le commandant Deprez et sa petite famille, Rémi de la fluvial ou même Camille le parfumeur. Tous ont droit à un traitement fouillé. C’est peut-être ce qui m’a le plus plu dans ce récit. On note aussi une nette « accélération » de l’intrigue dès le dernier tiers du roman, qui devient plus haletant.

Un roman qui se lit, avec patience, et qui devient plutôt agréable au fil des pages. Un premier roman qui respire la jeunesse d’écriture, mais qui n’entache pas les qualités d’écrivain d’Ingrid Astier. Haute Voltige me fait déjà de l’œil 🙂

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