La mémoire fantôme, de Franck Thilliez

Il s’agit là du 4e roman de  Franck Thilliez que j’ai le plaisir de lire. Le second avec Lucie Hennebelle comme enquêtrice (la suite de La chambre des morts). Et tout ceci reste très efficace : des personnages tout en épaisseur, une noirceur constante, un rythme haletant mais maitrisé et un sujet… improbable.
Imaginez. Votre témoin, la clé de toute l’énigme, perd la mémoire immédiate toutes les 4 minutes. Difficile dans ces conditions de mener une enquête de manière « conventionnelle ».

Comme beaucoup je pense, je me suis laissé surprendre par ce récit qui se dévore littéralement et nous tient en haleine jusqu’aux toutes dernières pages. Il nous manipule tout au Long du roman, nous forçant à nous focaliser sur un personnage puis un autre. Un vrai tour de passe passe.
Pourtant, c’est un roman plutôt classique dans sa construction. Attention ce n’est pas péjoratif ! Ce que je veux dire c’est qu’il est dans les canons, les règles de l’art du polar et du thriller. Ce qui, pour moi, fait toute la différence avec d’autres romans, ce sont les personnages, tous plus abîmés les uns que les autres par la vie. À la limite de la psychiatrie par moment. Bien loin des clichés, des flics « clopards » et alcooliques. Et Hennebelle ne faillit pas à la recette. C’est d’ailleurs avec ce roman que Thilliez nous amène les réponses au mystère entourant Lucie dans La chambre des morts. (Vous vous souvenez de la petite armoire aux vitres teintées ?) Continuer la lecture de La mémoire fantôme, de Franck Thilliez

Moi Jedi, de Michaël A. Stackpole

Tout est dans le titre : « Mirax a disparu ». « Oui et alors ? » me direz-vous ? Et bien pas grand chose malheureusement. Mirax, épouse du fameux Corran Horn pilote de x-wing multi récompensé, a bien disparu. Mais les origines « Jedi » de Corran vont l’éloigner de la quête de sa femme, et le faire entrer à l’académie, nouvellement créée par le plus que célèbre Luke Skywalker. Une fois les bases de l’enseignement maitrisée, Corran se ressaisi et part tête baissée à la recherche de Mirax, quitte à infiltrer les Scélérats commandés par la non moins sulfureuse Leonia Tavira.

Tout d’abord il faut savoir qu’à l’origine, à sa sortie aux US, cette duologie n’en était pas une. Les deux récits ne faisaient qu’un seul et même roman d’un peu plus de 500 pages (tout à fait raisonnable donc). Vous comprendrez plus loin pourquoi ce point est important. Autre préambule important, c’est le tout premier roman de l’univers étendu Star Wars qui est centré sur un personnage au point d’en faire le narrateur. Ça c’est un bon point.

moi-jedi

 

Ensuite, autant être franc, je risque d’être un peu (voir très) dur avec ces deux romans. Ne m’en veuillez pas, vous savez très bien que les goûts et les couleurs… Continuer la lecture de Moi Jedi, de Michaël A. Stackpole

Fiction 18

Une fois n’est pas commune je vais commencer par aborder le contenant pour la simple et bonne raison que ce numéro relance la revue, avec une nouvelle ligne éditoriale et une nouvelle maquette créée par le très bon Aurélien Police. Avec ce numéro, Fiction se pare de couleurs et d’illustrations. Rien de surprenant ici lorsqu’on connait un peu le travaille d’Aurélien, illustrateur avant tout ! (Voir plus bas)

« j’ai compris que si je voulais tirer mon épingle du jeu, il allait falloir proposer quelque chose qui aille dans une direction qui m’était un tant soit peu familière. D’où cette maquette, que j’ai qualifiée de « Rorschach », qui relève davantage de l’illustration. »1

2841

Pour un premier numéro, je dois dire que c’est une vraie réussite. Espérons que les suivants garderons ce dynamisme et cette poésie dans la forme. Continuer la lecture de Fiction 18

Lecteur de SFFF et polar