Dragon, de Thomas Day

Le Bélial, avec sa collection « Une heure lumière », propose d’éditer des textes courts, des novellas comme diraient nos amis anglais. Un format peu (voire pas) courant dans l’hexagone (Le Passager Clandestin le fait depuis un petit moment avec sa collection Dyschroniques). Chaque récit est accompagné d’une très belle couverture réalisée par Aurélien Police dont j’ai déjà pas mal parlé ici. Le premier à se lancer dans cette aventure est Thomas Day avec Dragon.

54068« Bangkok. Demain. Le régime politique vient de changer.
Le dérèglement climatique global a enfanté une mousson qui n’en finit plus. Dans la mégapole thaïlandaise pour partie inondée, un assassin implacable s’attaque à la facette la plus sordide du tourisme sexuel. Pour le lieutenant Tannhäuser Ruedpokanon, chargé de mettre fin aux agissements de ce qui semble bien être un tueur en série, la chasse à l’homme peut commencer. Mais celui que la presse appelle Dragon, en référence à la carte de visite qu’il laisse sur chacune de ses victimes, est-il seulement un homme ? »

Je dois dire qu’il m’est assez difficile de faire un retour sur ce roman.
Et puis bon nombre de blogueurs ont déjà fait énormément écrits à son sujet, notamment sur la petite histoire qui a mené Thomas Day à écrire sur cette thématique.

J’ai lu cette novella comme j’aurais pu prendre une baffe.  Rapide, violente, qui vous fait perdre l’équilibre et qui ne vous laisse pas indemne. Dragon est un texte troublant et dérangeant, qui ne s’encombre pas d’une volonté poétique mais qui vous balance à la gueule la réalité crue de la pédophilie et du tourisme sexuel en Thaïlande. Le tout mêlé de fantastique, ça vous colle à la peau bien après avoir refermé le petit bouquin.

« Je suis Dragon, sagesse et force. L’impunité est mon ennemi juré »

Thomas Day offre ici un style très « brut de décoffrage », assez perturbant au départ, dont on s’accommode ensuite,  qui nous emporte sur les traces de Dragon, un tueur qui s’en prend aux « consommateurs » pédophiles. Est-ce un justicier ? Un « simple » tueur en série qui se donne bonne conscience ? Y a-t-il un plan derrière tout ça ? Qu’elle peut bien être son histoire ? Selon une construction proche du polar ou du Thriller, Dragon est un petit bouquin qui a tout d’un grand !
Je ne saurais dire si j’ai aimais ou non, mais comme on le dit pour l’Art, si cela crée une émotion, quelle qu’elle soit, c’est gagné.

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