Archives de catégorie : Laurent Genefort

Les peaux épaisses, de Laurent Genefort

Aller hop ! Après l’Affaire du Rochile, j’enchaîne tout de suite avec un autre roman de Laurent Genefort : Les peaux épaisses. Pour tout dire, 2 éléments m’ont fait acquérir ce livre tout de suite après avoir lu Mémoria : l’univers de la panstructure et le thème des mercenaires (peut-être un peu aussi celui de la vengeance). Et finalement j’aurai attendu presque un an avant de l’ouvrir. Le challenge de Lhisbei me donnant une très belle occasion.

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Illustration : Ronan Toulhoat

« Roko et Lark. Les deux mercenaires les plus chers. Lark, qui a formé Roko, est un ancien peau-épaisse, un humain génétiquement modifié pour résister aux conditions de travail dans l’espace. Après trente ans de métier, il décide de raccrocher. Son clan le rappelle à lui. Mais Roko, lui, n’aime pal les Altérés. Il les chasse pour revendre leurs peaux, véritables combinaisons spatiales vivantes. Justement, il est engagé pour éliminer le clan de Nomaral a un tarif mirifique. Le clan de Lark. La consigne : aucun survivant. Une poursuite effrénée commence. Lark parviendra-t-il à sauver les enfants d’Eugénome ? Et à sauver sa peau ? » Continuer la lecture de Les peaux épaisses, de Laurent Genefort

L’Affaire du Rochile, de Laurent Genefort

Quoi de mieux qu’une nouvelle pour faire connaissance avec un monument de la SF francophone ? C’est le cas pour moi ici avec ce court texte (ou cette longue nouvelle) issu de l’univers d’Omale, créé par Laurent Genefort. Ce cycle me fait de l’œil depuis un moment, mais j’avais quelques réticences à céder face aux deux gros volumes que représente l’intégrale. Finalement avec L’Affaire du rochile, je teste la température avec un orteil avant de plonger 😉

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Illustration Olivier Vatine

« Sur le monde d’Omale, la guerre fait rage entre Humains, Hodgqins et Chiles. Tout semble opposer les trois espèces intelligentes. Pourtant, aux frontières, se trouvent des îlots de cohabitation. Mais pour combien de temps ? Militaire à la retraite, Ramin revient dans son village natal pour élucider une série de meurtres atroces frappant ses congénères. Les Chiles sont montrés du doigt. Ramin sait que du succès de son enquête dépend l’avenir de cette coexistence si fragile. Mais pour débusquer l’assassin, il lui faudra réaliser ce qu’il croyait impossible : renouer avec un passé douloureux et s’allier avec l’ennemi de toujours… » Continuer la lecture de L’Affaire du Rochile, de Laurent Genefort

Nouvelles en série #2

Retour sur les nouvelles lues en ce samedi pluvieux. 4 nouvelles nulmériques d’une quarantaine de pages, présentes depuis plus ou moins longtemps dans mon iPad. De très beaux textes, des univers très différents et pas une seule déception.

Le grand voyage – Avant Pandemia, de Franck Thilliez

Petite mise en bouche avant-pandemianumérique de Franck Thilliez, publiée avant le lancement de Pandemia le 4 juin prochain.
Gilda a décidé de rejoindre Barcelone avec son fils, par bateau, navigant en classe low low cost pour des raisons évidentes d’économie. Les désagrément de la promiscuité sont bien évidemment au rendez-vous. Pendant la traversée, en pleine nuit et en pleine mer, le bateau s’arrête. Les passagers se rendent compte que les marteaux brises vitre ont disparu et que les portes coupe-feu son verrouillées. Au bout de quelques minutes, d’autres bateaux, apparemment militaires, font leur apparition à travers les hublots.
Un texte court mais efficace comme sait si bien le faire l’auteur. On est rapidement mis dans le bain et la tension ne tarde pas. L’effet teasing fonctionne à merveille. Une fois la dernière page lue, on a qu’une envie : lire la suite. Continuer la lecture de Nouvelles en série #2

Bifrost 78, Ursula K. Le Guin

Le Bifrost nouveau est arrivé ! Et ce mois-ci, il met à l’honneur une auteure multi récompensée, j’ai nommé Ursula Kroeber Le Guin. Même si je n’avais encore jamais rien lu d’elle jusqu’à ce numéro ( je vais finir par ouvrir une page spéciale pour me faire huer…) j’ai pourtant déjà croisé un de ses univers phares par le biais du film d’animation « Les contes de Terremer ». Adaptation pour lequel je n’ai gardé quasiment aucun souvenir, c’est vous dire ! L’occasion est donc trop belle de faire connaissance avec une auteure majeure de la SFFF.

Couverture Bifrost 78
Illustration : Anders Lazaret

Généralement je commence par le Guide de lecture et par ajouter des titres à ma liste d’envies, mais pour une fois j’aimerais vous parler de l’édito. Plus qu’un coup de gueule, j’y ai vu une vraie déclaration d’amour à la littérature de l’imaginaire et plus particulièrement à la Science fiction, avec comme d’ordre « le plaisir avant tout ! ». À ne pas zapper. Continuer la lecture de Bifrost 78, Ursula K. Le Guin

Mémoria, de Laurent Genefort

Ça faisait un moment que j’avais envie de lire un roman de Laurent Genefort. Plus exactement depuis ma lecture du numéro 58 de Bifrost et de la nouvelle Rempart. Choix cornélien que de ce décider à lire « un » livre parmi tant d’autres. Je n’avais pas envie de me lancer dans un cycle tout de suite, même si les univers complexes et détaillés m’attirent de plus en plus. Avec Mémoria, j’avais à la fois la possibilité de faire la connaissance de la Panstructure et des Portes de Vangk (univers créé par Laurent Genefort), et d’avoir un récit indépendant.

Couverture de Mémoria de Laurent Genefort

Logo Summer Star Wars

Mémoria c’est d’abord l’histoire d’un tueur à gage dont on ne connait pas le nom. Jusque là rien d’innovant, me direz-vous. La subtilité du roman réside dans la « méthode »  de notre tueur : grâce à une mallette, un artefact issu d’une source inconnue, il emprunte le corps et les souvenirs d’une autre personne. Grâce à elle il se rapproche de sa cible, jusqu’à remplir son contrat. Mais à quel prix ? Cela fait des siècles qu’il écume les systèmes, passant d’un corps à un autre, accumulant des souvenirs qui ne lui appartiennent pas et se faisant terrasser de plus en souvent par des crises de cauchemars. Continuer la lecture de Mémoria, de Laurent Genefort

Bifrost 58

Numéro (fournis) dédié à Laurent Genefort. Un auteur que je ne connaissais que de nom et dont j’ai l’impression, maintenant, que j’ai loupé pas mal de choses. En fait c’est après avoir lu une critique de Gromovar sur l’intégrale Omale et avoir appris que Laurent Genefort était de passage à Grenoble que je me suis dis que ce serait bien, effectivement, de lire ce Bifrost.

Couverture Bifrost 58

Comme d’habitude, on commence par les nouvelles. Pour ce numéro, elles sont au nombre de 3. Trois hourras pour Lady Évangeline de Jean-Claude Dunyach ouvre le bal. Évangeline est envoyée en pensionnat sur une planète qu’elle ne connait pas encore. À peine débarquée, la voilà prise dans une invasion d’insectes extraterrestres. Si elle ne veut pas y laisser sa peau, elle devra s’adapter. Un récit des plus surprenant, déroutant. Très organique. Les pages auraient presque tendance à coller aux doigts.  Ça m’a rappelé le travail de Cronenberg sur eXistenz par exemple. J’ai bien aimé ce texte, captivé du début à la fin, au contraire du suivant : Miroirs mutilés. Peut-être à cause la rupture de ton, plus poétique, mélancolique et finalement plus « calme » à mon goût. Ici on retrouve la thématique des robots. Mon sentiment aurait-il était différent si j’avais commencé la lecture des nouvelles par ce texte ? Allez savoir. Continuer la lecture de Bifrost 58